Info CGT sur les negociations CSE, LA DEMOCRATIE SOCIALE MENACEE PAR LES DIRECTIONS

Négociateurs présents: Alain DELAUNAY, Stéphane TISON, Sébastien SAINT GERMAIN, Salim KHAMALLAH; Pierre PETIT
 

LA DEMOCRATIE SOCIALE MENACEE PAR LES DIRECTIONS


Les deux réunions ont abordé les deux premiers lots de négociations :
  1. Accord sur la mise en place des nouveaux IRP (maillage CSE; CSSCT; RP)
  2. Accord sur le droit syndical.

Les deux sujets n’abordant pas la partie mixte d’ENEDIS et GRDF qui sera traitée avec des négociateurs des deux entreprises, dès le 27 novembre.

Sur ces deux négociations, la CGT a réaffirmé ses entrées en négociations pour :
  • Maintien d’un syndicalisme de proximité sur l’ensemble du territoire;
  • Maintien du volume d’heures existant et transposition de ce dernier dans la nouvelle organisation.

Nous avons, sur le maillage des IRP, fait de nombreuses propositions pour aller dans ce sens et affirmé nos points de blocage. Nos propositions, étayées, cohérentes peuvent toutes être mises en place dans le cadre de la loi. La prise en compte de ces dernières permettrait de sortir du projet provocateur des directions qui ne répond en rien à nos attentes et celles des salariés.

Dans le domaine de la santé, sécurité et conditions de travail, l’exigence de proximité sur le vécu des salariés est totalement remise en cause avec l’implantation d’une CSSCT par CSE (par DR/FCT centrale) en lieu et place de plusieurs CHSCT, sur le nombre de représentants du personnel qui devient quasi inexistant (entre 3 et 6 membres par CSSCT) et le nombre d’heures qui leur serait attribué (5 par mois) qui rend les missions impossibles.

La direction construit l’invisibilité des risques en totale contradiction avec sa politique santé/sécurité ! Idem sur la mise en place de Représentants de Proximité.

Rien sur l’ensemble des 25 CSE de DR et deux miettes sur celui des fonctions centrales.

En fait, c’est près de 50 % d’élus en moins (environ 600) qui est annoncé et près de 40 % de temps associé aux différents mandats existants à ce jour.

Le tout est provocateur, inacceptable et dangereux pour le dialogue social, les salariés et l’entreprise elle-même.

En plénière, aucune prise en compte de nos revendications.


Sur le deuxième accord concernant le droit syndical, c’est encore pire, si cela est possible, c’est en gros une baisse de 180.000 heures, hors partie mixte qui nous est "proposée" soit 46 % de baisse !

Lors de la bilatérale, nous avons affirmé que le texte était irrecevable comme celui qui a été faite à GRDF et dans d’autres entreprises de la branche.

Nous avons informé la direction que la CGT n’aborderait pas le débat ou les négociations sur la base de ce texte.

En plénière, aucune prise en compte de nos revendications.