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Agent de Conseil départemental

ven, 21/09/2018 - 02:00
Interview de Annie

Plan Santé : arrêtez les effets de manche !

jeu, 20/09/2018 - 17:50

Mireille Stivala, Secrétaire générale de la Fédération Santé, action sociale réagit à la présentation du Plan santé par Emmanuel Macron ce mardi 18 septembre.
Regrettant le manque flagrant de concertation du gouvernement avec des représentants du secteur, elle dénonce un plan qui ne prend en compte ni les salariés ni les usagers et persiste dans l'aveuglement des politiques sur un secteur en crise grave, qui subit déjà depuis des années des restructurations qui le mettent au plus mal.

Santé

Arrêtez les effets de manche !

jeu, 20/09/2018 - 17:18
PLAN SANTE

Agissons ensemble !

jeu, 20/09/2018 - 16:20
LOI PACTE

Le projet de loi Pacte dont l'objectif affiché est de permettre la croissance des entreprises va arriver en examen à l'assemblée nationale.
Les amendements retenus en commission n'ont pas changé le fond, bien au contraire puisque, par exemple, on a pu voir apparaître la fin des tarifs réglementés du gaz et de l'électricité pour certains consommateurs.
Ce n'est donc pas avec ce texte que l'on arrivera à redynamiser notre économie, à créer des conditions favorables à l'emploi et à un travail de qualité, avec la participation active des salariés, à permettre la prise en compte des défis environnementaux.
La CGT a développé un projet intitulé « l'entreprise autrement » avec 37 propositions qui concourraient à développer les entreprises, notamment les PME – TPE.
Aujourd'hui, l'entreprise est bien souvent considérée comme étant l'unique propriété des actionnaires avec, comme seule finalité, d'avoir une rentabilité élevée pour générer des dividendes.
Pourtant, l'entreprise est avant tout un collectif de travailleurs, qu'ils soient de l'entreprise principale, de ses fournisseurs et sous-traitants, qui s'insère dans un territoire avec des interactions économiques, sociales et environnementales.
Dans ce cadre, l'entreprise ne peut être la seule propriété des actionnaires. Elle ne peut avoir pour unique objet de faire des profits. C'est l'ensemble des enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui doivent être inclus.
Ainsi, la gestion démocratique, la démocratie sociale, le rôle et le pouvoir d'intervention des salariés, en y incluant les sous-traitants, la collectivité dans laquelle l'entreprise est insérée, sont les critères nécessaires pour une nouvelle définition de l'entreprise.
Au fond, il s'agit de donner plus de pouvoir aux salariés, de couper le lien ombilical qui unit les dirigeants et les actionnaires et de trouver les moyens de redonner de l'oxygène aux entreprises étouffées par la finance.
D'autres organisations et associations partagent cette analyse, comme Oxfam qui propose d'instaurer la transparence sur les écarts de salaire dans les entreprises (rémunération médiane, distribution des salaires par décile), d'augmenter significativement la représentation des salariés dans les instances de décision ou encore d'encadrer la rémunération des actionnaires pour permettre un partage plus équitable des richesses.
Ces propositions doivent être entendues.
Nous avons l'audace de penser que notre organisation syndicale, forte de l'expérience des travailleurs qui vivent le travail et produisent les richesses, est à même de porter des propositions au plus près des réalités du travail et dans le sens de l'intérêt général.
Le 9 octobre, journée d'actions interprofessionnelles, doit donner de la visibilité à nos propositions.

Montreuil, le 20 septembre 2018

Aide-soignante

mer, 19/09/2018 - 02:00
Interview de Claire

Oui, nous avons besoin de reconstruire notre système de santé à partir des besoins de la population dans les territoires

mar, 18/09/2018 - 15:32

Au-delà des déclarations d'intentions, ce que propose le président de la République, contraint par les luttes des personnels de la santé et la montée de l'exaspération de la population, ne répond en rien au besoin d'une reconstruction de notre système de santé. À nouveau, il n'entend pas les revendications des personnels de santé et les exigences des réponses aux besoins de santé de la population.
Aucun moyen financier ou si peu n'accompagne le plan présenté ce jour. Cette crise du système de santé, la progression du non-recours aux soins, la mise en danger des personnels de santé soumis à des contraintes de travail infernales sont le résultat d'une politique : celle de la MAÎTRISE DES DEPENSES de santé menée depuis de nombreuses années.
Pour la CGT, cette politique globale de santé exige une autre organisation du travail reposant sur l'amélioration des conditions de travail des professionnels nécessitant un plan massif de créations d'emplois et de formations. Ce sont 100 000 emplois pour l'hôpital et 200 000 pour les EHPAD et les services à la personne dont nous avons besoin immédiatement.
Pour la CGT, il faut rompre avec cette logique appelée coopération entre les établissements qui, en fait, est une mise en concurrence du service public et du privé qui aboutit à la fermeture de nombreux services.
L'organisation du système de santé et de l'accès aux soins doit reposer sur le service public, avec la création et le développement de centres de santé et des professionnels salariés, y compris des médecins, rattachés à des établissements publics de santé, notamment des hôpitaux de proximité.
Un hôpital de proximité ne doit pas être une coquille vide mais comprendre, au moins, les services suivants : Urgences, Médecine, Chirurgie, Maternité et Gériatrie.
Par ailleurs, il est absolument nécessaire de conserver une spécificité de l'offre de soins de psychiatrie, dans le cadre de l'organisation en secteurs au plus près de la population.
Pour la CGT, régler durablement la question des déserts médicaux, c'est traiter le problème de la présence de médecins sur tous les territoires. Aussi, il ne suffit pas seulement de supprimer le concours de première année de médecine, il faut en finir avec le numerus clausus mais, surtout, former un plus grand nombre de médecins, ce qui n'est pas l'objectif final du gouvernement.
Pour permettre cette sortie de la crise, les miettes ne suffiront pas, il faut un financement à la hauteur des besoins.
Il y a urgence à développer une véritable politique de prévention portée avant tout sur l'amélioration des conditions de vie et de travail, l'éducation et l'organisation des solidarités tout au long de la vie, ce qui est à l'opposé des différentes réformes menées ces dernières années et celles à venir.
L'argent ne manque pas mais il ne va pas au bon endroit comme le montrent les distributions de dividendes affichées cette année par les entreprises du CAC 40.
Pour l'accès à la santé pour tous et la défense de notre modèle social, signe de progrès, la CGT appelle à se mobiliser le 9 octobre prochain.

Montreuil, le 18 septembre 2018

Avec le gouvernement, plus d'élèves = moins d'enseignants

mar, 18/09/2018 - 15:10

Les effectifs d'élèves augmentent, pas ceux des enseignants. Alors que le ministre de l'Éducation nationale vient d'annoncer la suppression de 1 800 postes de son ministère sur le budget 2019, la CGT dénonce ces coupes et exige un service public d'éducation nationale de qualité, avec la création de postes statutaires en nombres suffisant et le dégel du point d'indice.

Education

Les effectifs d'élèves du second degré sont en perpétuelle augmentation, que ce soit dans les lycées (d'enseignement général et professionnel) ou dans les collèges. Ainsi, selon le ministère, c'est environ 40 000 élèves supplémentaires qui seront attendus chaque rentrée entre 2019 et 2020. Pourtant, le ministre de l'Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, vient d'annoncer la suppression de 1 800 postes dans son ministère sur le budget 2019. Quelles seront les conditions de travail tant pour les enseignants que pour les élèves, quand ces derniers seront plus de 40 par classe ? Le credo selon lequel il faut faire toujours plus avec toujours moins n'est plus tenable, surtout quand les cadeaux fiscaux fait aux entreprises (CICE) et aux plus riches (ISF) ne sont plus à démontrer.

Outre ces suppressions postes, qui seront sûrement palliées par le recrutement de contrats précaires, la CGT pointe aussi du doigt le pouvoir d'achat des personnels, qui fond d'année en année comme neige au soleil. En l'espèce, avec le gel du point d'indice, cette baisse s'élève à 14% depuis le début des années 2000 !

Ainsi, pour la CGT, qui est attachée à un service public d'éducation nationale de qualité, d'autres mesures sont indispensables, comme la création de postes statutaires en nombre suffisant et la titularisation des personnels précaires, le dégel du point d'indice et l'augmentation immédiate des salaires et des retraites de 400 euros pour toutes et tous.

Agent des douanes

mar, 18/09/2018 - 14:54
Interview de Manuela

Première victoire contre la traite des êtres humains pour nos quatre camarades bucherons marocains de l'Indre !

lun, 17/09/2018 - 16:20

Recrutés depuis le Maroc par leur employeur comme bucherons saisonniers, avec la promesse d'un CDI au Smic et d'un titre de séjour pérenne, ils ont été surexploités dans des conditions de travail épouvantables pendant des mois dans le Village d'Aigurande (Indre).
Payés de 100 à 200 euros par mois, d'une demi-baguette et l'eau du ruisseau en guise de déjeuner, surnommés par des noms d'animaux (« le chien » et « l'âne ») par leur employeur, ils ont vécu l'enfer.
Celui-ci les faisait travailler 10 à 12h par jour en semaine comme bucherons sans aucune protection, avec une seule pause quotidienne de 20 minutes puis les faisait travailler comme maçons le week-end dans son local commercial.
Après plusieurs mois où ils se sentaient tenus par la peur, le 21 mai dernier, ils osent réclamer une nouvelle fois leurs salaires, l'employeur force la porte de l'appartement qu'il leur sous-louait et déchirent tous leurs papiers. Ils se retrouvent contraints à dormir sur le parking du village.
Et là, une formidable solidarité se met en place : les villageois et les camarades de l'Union départementale (UD) CGT de l'Indre s'organisent collectivement et leurs viennent en aide concrètement.
Épaulés, soutenus, les salariés gagnent en référé aux prud'hommes le 23 août et déposent plainte pour Traite des êtres humains dans le milieu du travail.
Après plusieurs semaines de silence préfectoral, toute la CGT (UD, Fédération Agro-alimentaire et Confédération) appuie la demande de régularisation des camarades par une carte de séjour, légalement délivrée dans le cadre d'un dépôt de plainte pour Traite. Les salariés ont enfin retiré vendredi à la Préfecture de Châteauroux leur premier récépissé de six mois autorisant le travail (sans conditions), dans l'attente de leur carte d'un an Vie Privée et Familiale.
Le combat continue toujours au pénal pour faire reconnaître la Traite des êtres humains dans le milieu du travail. Le récent jugement reconnaissant la Traite des êtres humains pour les coiffeuses de Château d'Eau permettra aux magistrats, nous l'espérons, de reconnaître plus facilement ce délit dans le milieu du travail ; délit qui se caractérise par une action (le recrutement ici), un moyen (la tromperie ici : des promesses de rémunérations ou d'avantages qui ne sont pas tenues) et une finalité : l'exploitation (ici par le biais de conditions de travail et/ou d'hébergement indignes).
C'est une formidable première victoire de nos quatre camarades marocains, du collectif de villageois qui s'est constitué et de notre CGT unie, coordonnée et donc plus forte !
Rappelons toujours que ce qui place nos camarades travailleurs migrants en situation de vulnérabilité et les rend victimes de conditions de travail contraires à la dignité humaine, voire de Traite des êtres humains, c'est l'absence de droits (sans-papiers) ou la précarité de ces droits (saisonniers ou détachés), liée au durcissement inacceptable des politiques migratoires !
Une seule solution : l'égalité des droits et de traitement entre travailleurs français et immigrés dès l'arrivée sur le territoire !

Montreuil, le 17 septembre 2018

Contre la répression syndicale, la CGT fait reculer la direction de Bruder-Keller

lun, 17/09/2018 - 15:46

Alors qu'une procédure de licenciement avait été entamée à l'encontre de Pascal, délégué syndical de l'entreprise Bruder-Keller, la direction a finalement cédé en l'annulant suite à l'action de la CGT.

Métallurgie

Pascal était délégué syndical CGT de Bruder-Keller, une entreprise de production de matériel de haute précision en tôlerie fine. Reconnu pour ses compétences, il a pourtant été la cible d'une procédure de licenciement de la part de la direction.

Grâce à la mobilisation de la CGT et des travailleurs, la direction a finalement cédé en annulant la procédure de licenciement et en formulant publiquement des excuses devant l'ensemble du personnel lors d'une réunion d'information.

Outre sa réintégration, Pascal a également pu percevoir son salaire qui était jusque là suspendu. Ainsi, cette victoire, qui fut suivie par de nombreuses adhésions, démontre que pour nos droits et libertés, rien ni personne ne pourra museler la CGT et les travailleurs.

Autres engagements de la direction, gagnés par le syndicat : l'amélioration des conditions de travail et du dialogue social dans l'entreprise.

Le rapport Schwartz, ou la libéralisation de la distribution de la presse

ven, 14/09/2018 - 11:17

Alors que le rapport Schwartz, rendu fin juillet au gouvernement, recommande notamment la fin du statut coopératif et solidaire de la distribution de la presse, la SGLCE-CGT conteste ce dernier, demandant le maintien de la loi Bichet, pour un système de distribution coopératif, égalitaire et démocratique de la presse.

Presse

Ce rapport, commandé par le gouvernement et confié à Marc Schwartz, conseiller-maître à la Cour des comptes, préconise une transformation profonde de la Loi Bichet et du cadre de régulation qu'elle organise, reposant sur 10 propositions.

Parmi elles, la suppression du statut coopératif obligatoire, remplacé par un « droit à la distribution ». Ce « droit à être distribué dans des conditions transparentes, efficaces et non discriminatoires » laisse pantois tant son manque d'effectivité est déjà présent dans certains secteurs de notre société. Le rapport prend pour exemple le « droit au maintien du contrat de fourniture d'eau, malgré les impayés » pour illustrer ce « droit à la distribution ». Or, en 2017, environ un million de citoyens français ne bénéficiaient d'aucune mesure pour faciliter leur accès à l'eau potable ou pour en payer la facture s'ils étaient démunis. Le deuxième exemple pris par le rapport, est le "droit au compte bancaire", qui s'illustre également par un manque d'effectivité flagrant. Par ailleurs, quels moyens seront alloués pour la nouvelle autorité unique de régulation ?
Sur le réseau de vente, le rapport Schwartz recommande de faire évoluer le cadre actuel afin de laisser plus de souplesse aux points de vente pour s'adapter aux besoins de leurs clients et les associer effectivement aux décisions qui les concernent au premier chef.

Pour la SGLCE-CGT, la loi Bichet a permis de casser des monopoles pour favoriser une presse forte et la plus indépendante possible, permettant l'émergence et le développement de nombreux magazines ; y mettre fin serait faire un bon de plus de 70 ans dans le passé. La remise en cause de cette loi et du statut coopératif et solidaire, né après-guerre de la nécessité d'imposer le pluralisme de la presse, dans l'objectif que tous les citoyens puissent librement fonder et éclairer leur jugement, est totalement inacceptable et dangereux pour l'avenir de la démocratie.

La SGLCE-CGT conteste le rapport Schwartz et demande le maintien de la loi Bichet, pour un système de distribution coopératif, égalitaire et démocratique de la presse. La presse n'est pas une marchandise comme les autres, c'est un bien culturel au service du pluralisme !

Pas d'augmentation du taux de commission du chèque vacances pour les bénéficiaires et les clients !

jeu, 13/09/2018 - 17:46

Les organisations syndicales CGT – CFE CGC - CFTC - FSU et UNSA représentant les bénéficiaires du chèque vacances à l'Agence nationale pour le chèque vacances (ANCV) se réjouissent de l'arbitrage favorable rendu par le ministre des Finances de réévaluer de 1 à 2.5% le taux de commission payé par les prestataires acceptant le Chèque Vacances comme titre de paiement.
Cette décision intervient après un vote favorable de la quasi-totalité des administrateurs de l'Agence (seul le collège Des prestataires du tourisme s'était prononcé contre et la CFDT s'était abstenue). Ce vote avait fait l'objet d'une longue concertation de toutes les parties concernées durant les mois précédents.
Il s'agissait, en effet, de donner à l'ANCV les moyens de poursuivre son action sociale de haut niveau (26 millions d'euros, 250 000 bénéficiaires) mise notamment en danger par la volonté du précédent gouvernement de faire déposer les liquidités de l'Agence au Trésor sans rémunération ou contrepartie. Non seulement, cette action sociale pourra continuer à contribuer à la mise en œuvre partielle du droit aux vacances pour les plus démunis mais elle continuera à bénéficier aux professionnels du tourisme qui y trouvent une clientèle d'appoint et un élargissement des « ailes de saison ».
L'agence qui, depuis sa création il y a plus de 30 ans, n'avait jamais augmenté aucun de ses taux de commission, continuera de pratiquer néanmoins des taux largement inférieurs à ceux des différents prestataires de titres de paiement. En ne touchant pas aux taux pratiqués envers ses clients (Comités d'entreprise (CE), équivalents de la Fonction publique (CIAS/COS-CASC/CGOS) et PME/TPE), le nouveau modèle économique de l'Agence lui permet d'assurer sa mission de service de public. Les plus de 5 millions de bénéficiaires que nous représentons vont continuer de profiter de chèques vacances au taux de 1%. Les finances des œuvres sociales de nos clients du privé comme du public n'en seront pas impactées.
Les organisations syndicales CGT - CFE CGC - CFTC - FSU et UNSA se félicitent de ce résultat acquis grâce aux mobilisations et travaux collectifs menés.

Montreuil, le 13 septembre 2018

La revue du Comité CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires

jeu, 13/09/2018 - 16:39
Précarité

La revue, trimestrielle, du Comité CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires fait peau neuve.

Ce numéro 89 traite de la casse de Pôle Emploi, aborde des aspects pratiques auxquels sont confrontés chômeurs et précaires, et relaie les luttes gagnantes ou en cours.

Vous pouvez le télécharger ci-dessous :

La pauvreté ne mérite pas des déclarations de bonnes intentions. Elle doit être éradiquée.

jeu, 13/09/2018 - 15:08

Suivant, à la lettre, la déclaration du Président « on dépense un pognon de dingue », le plan pauvreté, comme tous ceux qui sont mis en œuvre depuis des années, déclare vouloir faire mieux avec moins.
On connaît déjà l'efficacité de ce type de plan.
De quoi parle-t-on ?
En France, est considéré comme pauvre tout individu vivant dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à 60% du niveau de vie médian (1 015 euros par mois pour une personne isolée en 2015). Cela représente 14,2% de la population française.
Parmi cette population pauvre, 1/3 sont des salariés.
Pour ceux-là, le gouvernement ne prévoit rien. La CGT propose d'engager partout des négociations salariales, d'augmenter le Smic immédiatement à 1 800 euros, d'agir pour l'égalité professionnelle femme/homme et de sanctionner les employeurs qui imposent le temps partiel à ses salariés.
Parmi cette population pauvre, il y a les privés d'emploi dont 1 sur 2 n'est pas indemnisé ; et le gouvernement et le patronat envisagent encore d'économiser 1 à 4 milliards sur les allocations.
Parmi cette population pauvre, il y a un tiers d'enfants. Si nous ne pouvons que nous féliciter de l'annonce de 30 000 postes de crèche (si les aides aux départements sont effectives, ce qui n'est pas le cas actuellement), un verre de lait au petit-déjeuner ne suffira pas à transformer un système éducatif qui accentue les inégalités sociales alors qu'il devrait les réduire.
Parmi les 8,8 millions de pauvres, 1 million sont des retraités.
Pour ceux-là, M. Macron leur a dit de se serrer la ceinture.
La CGT propose que les pensions de retraites soient immédiatement augmentées et indexées sur le salaire moyen.
Parmi cette population pauvre, il y a les bénéficiaires du RSA.
Là aussi, 1/3 de ceux qui y ont droit n'engagent pas la démarche pour en bénéficier. Il faut y remédier.
Le gouvernement entend regrouper l'ensemble des minimas sociaux y compris l'APL, dans un revenu universel d'activité (sans donner le montant) qui serait supprimé, si le bénéficiaire refuse à 2 reprises une offre d'emploi.
On connaît déjà le résultat d'une telle approche. Elle oblige le bénéficiaire à accepter n'importe quel boulot et donc l'éloigne de l'indispensable épanouissement que chacun doit avoir au travail et, surtout, elle permet de tirer vers le bas les salaires et les conditions de travail de tous les autres salariés.
Pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires du RSA, il ne faut pas, dans un même temps, envisager de supprimer 2 100 conseillers CAF d'ici 2022, de nombreux conseillers pôle emploi (la ministre n'ose pas annoncer le chiffre) et 50 000 fonctionnaires, notamment dans la fonction publique territoriale, qui est au cœur du dispositif de proximité. Il faut donc, au contraire, renforcer les moyens des services publics et des associations qui agissent, au quotidien, pour répondre aux besoins urgents des populations.
La CGT exige non seulement que les emplois soient maintenus mais aussi augmentés à hauteur des missions nécessaires.
Enfin, 1/3 de la population pauvre sont les jeunes de 18 à 25 ans. Pour eux, le gouvernement a déjà baissé les APL et renoncé à encadrer les loyers alors que ce secteur de dépense représente, pour certain, 60% de leur budget.
La CGT, avec les organisations de jeunesse, entend agir le 9 octobre et les prochains jours pour que ceux qui représentent l'avenir de notre pays ne soit pas sacrifiés. Fort de l'annonce de multiplier par 5 le nombre de bénéficiaires de la garantie jeune, nous devons poursuivre notre bataille pour sa généralisation et, surtout, que les moyens soient donnés aux missions locales pour y répondre correctement.
Les bénéfices du CAC 40 ont explosé en 2017 avec 94 milliards d'euros. Les aides et exonérations aux entreprises sont de 230 milliards d'euros chaque année, sans aucun contrôle.
Il y a un pognon de dingue pour éradiquer la pauvreté.
C'est sur cette base que la CGT présentera ses propositions le 17 octobre prochain, journée mondiale de refus de la misère.

Montreuil, le 13 septembre 2018

Djibouti doit respecter les conventions internationales

mer, 12/09/2018 - 16:42
LIBERTÉS SYNDICALES, DROITS DE L'HOMME

Djibouti ne brille pas par son respect des Droits de l'Homme. Depuis plus de 20 ans, les plaintes se sont succédé, tant au niveau du Bureau International du Travail que de l'ONU, concernant de nombreuses atteintes aux droits de l'Homme et des Femmes.
Le dernier Examen Périodique Universel du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU qui s'est tenu en mai 2018 a réitéré le constat de violations flagrantes :
détention arbitraire et violations du droit à un procès équitable ;
persistance de la pratique de la torture ;
forte répression de l'opposition et violations récurrentes des droits civils et politiques ;
violations des droits de l'Homme dans la lutte contre le terrorisme.
Il a également soulevé avec force la question du sort des syndicats djiboutiens.
23 ans après, il est grand temps que les syndicalistes réprimés soient réintégrés dans leurs droits.
En septembre 95, une grève générale allait être déclenchée par l'intersyndicale pour protester contre le programme d'ajustement structurel initié par le gouvernement. Celui-ci imposait une retenue de 30 à 40% sur les salaires de tous les travailleurs. Sans distinction, le gouvernement avait licencié, brutalisé et incarcéré arbitrairement des centaines de travailleurs dont les dirigeants de deux centrales de l'UDT et de l'UGTD. Ils demeurent sanctionnés, malgré les recommandations et résolutions du Bureau International du Travail réitérées lors des conférences internationales de juin à Genève.
Plus que jamais, la CGT est aux côtés des syndicalistes, des militants associatifs, d'ONG, d'Associations des Droits de l'Homme, persécutés par le gouvernement de Djibouti.
La CGT exige, aux côtés de ses camarades syndicalistes :
la reconnaissance et le respect de la liberté syndicale ainsi que le libre exercice des activités syndicales, conformément aux dispositions de la constitution Djiboutienne et des conventions et recommandations du BIT en vigueur. Il faut que cesse définitivement tout usage et toute forme d'ingérences dans les affaires intérieures des syndicats ;
la régularisation de tous les droits des dirigeants et militants syndicaux licenciés depuis 1995 : réintégration dans leurs services respectifs avec reconstitution des carrières et paiement intégral de leurs cotisations sociales ainsi que les arriérés de leurs salaires respectifs depuis la date de leur licenciement jusqu'à ce jour ; paiement des rappels de leur pension de retraite, en plus de leurs arriérés de salaires et cotisations sociales pour ceux qui sont déjà en position de retraite ;
que le code du Travail, les conventions collectives et les lois du travail soient mis en conformité avec les conventions, les recommandations de l'Organisation Internationale du Travail ainsi que les lois internationales tel que le protocole relatif aux droits économiques sociaux et culturels.
Les institutions internationales et le gouvernement français doivent agir avec vigueur en ce sens. Il ne s'agit pas, comme certains peuvent le dire, d'ingérence dans la situation d'un pays mais du respect pur et simple des Droits de l'Homme et des conventions internationales.
La CGT apporte toute sa solidarité aux femmes et aux hommes qui subissent ou ont subi ces terribles violations, elle réaffirme sa volonté inaliénable de faire respecter, en France et dans le monde, ces droits fondamentaux.

Montreuil, le 12 septembre 2018

Le 22 septembre, marchons pour la Paix !

mer, 12/09/2018 - 16:19

Engagée dans un syndicalisme de transformation de la société pour un Développement Humain Durable, la lutte pour la Paix et le désarmement dans le monde s'inscrit dans les priorités de la CGT.
La guerre est toujours un échec ; elle conduit au chaos et enfante des monstruosités dont sont victimes les peuples et les populations civiles jetées sur le chemin de l'exil. En tant qu'organisation syndicale, nous sommes très préoccupés par la situation des travailleurs et de leurs familles, de même que nous sommes très inquiets de voir le droit international bafoué et une recrudescence des conflits réduisant les populations à fuir leur pays, la misère, la haine et le fanatisme.
Depuis 1981, sous l'égide de l'ONU, nous célébrons la journée internationale de la Paix, le 21 septembre.
La CGT, actrice au sein du Collectif National "En marche pour la Paix", appelle à participer aux marches pour la Paix, le samedi 22 septembre 2018, qui auront lieu partout en France.
D'autre part, le 14 octobre, le Collectif National "En marche pour la Paix" organise 10 rassemblements, en France, dans le cadre de la campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires.
Alors que la casse des services publics, de la Sécurité sociale, du code du travail continue, alors que le refrain du "manque d'argent" persiste, l'assemblée nationale a adopté la loi de Programmation militaire 2019-2025 ; une loi qui porte les dépenses de défense à 2% du PIB de la France d'ici 2025, selon les exigences de l'OTAN (organisation illégale au regard des lois internationales). Alors que le gouvernement Macron exige de nous toujours plus de sacrifices, le budget annuel du ministère des Armées devrait progressivement passer de 34,2 milliards à 50 milliards d'euros, avec une hausse de 1,7 milliard d'euros, par an jusqu'en 2022, puis de 3 milliards d'euros, par an, jusqu'en 2025. Au total, Monsieur Macron propose d'engager 295 milliards d'euros entre 2019 et 2025 au titre de la loi de Programmation militaire, dont 42 milliards pour le renouvellement de la flotte de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins basés à l'Île Longue et la composante nucléaire aéroportée.
Toutes ces décisions vont à l'encontre de l'aspiration des peuples, de notre planète, des besoins sociaux mais va, aussi, à l'encontre du droit international. En effet, la France viole le Traité de Non-prolifération de 1968, en continuant à augmenter sa flotte nucléaire. De plus, depuis le 7 juillet 2017, les Nations Unies ont adopté un Traité d'interdiction des armes nucléaires. Ainsi, les armes nucléaires ne sont pas seulement immorales, elles sont illégales.
La CGT exige que la France :
ratifie et applique le Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires de l'ONU ;
renonce à porter son budget militaire à 2% du PIB ;
se retire de l'OTAN ;
s'engage résolument à construire une politique de Paix et de prévention des conflits en application de la Charte des Nations Unies et des résolutions de l'ONU pour une culture de la Paix.
La CGT vous invite à signer la pétition du Mouvement de la Paix, exigeant de la France la ratification du Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires :
https://www.mvtpaix.org/wordpress/petitions/
Soyons nombreux à participer aux marches pour la Paix, le samedi 22 septembre 2018 et aux rassemblements pour la ratification du Traité d'interdiction des armes nucléaires, le dimanche 14 octobre 2018. Marchons ensemble pour un monde de solidarité, de justice, de liberté, d'égalité, de fraternité et de Paix !

Montreuil, le 12 septembre 2018

6000 douaniers supprimés, 66 millions de citoyens en danger !

mer, 12/09/2018 - 14:56

Des attaques sans précédent ont été annoncées cet été contre les services publics dans le cadre du rapport du Comité Action Publique 2022 (Cap 2022). À travers une campagne comportant douze visuels, le SNAD CGT compte sensibiliser sur le rôle essentiel des douaniers.

Fonction Publique

Afin de sensibiliser au rôle essentiel des douaniers, la défense des missions douanières et dans la perspective des élections de la Fonction publique du 6 décembre 2018, la CGT douanes a décidé de lancer une campagne de douze semaines, avec douze visuels.

Pour cette deuxième semaine, la CGT douanes souhaite mettre en lumière l'explosion du marché en ligne. Face à la multiplication des escroqueries, évasion fiscale et usurpations d'identité, face à un réseau qui complexifie l'identification (le Darknet), seul une quinzaine de douaniers combattent ces nouvelles menaces ! Or, tous les trafics sont aujourd'hui concernés (contrefaçons en tous genres – jouets, médicaments, pièces auto, armes, stupéfiants, tabac, etc). C'est pourquoi il est urgent d'agir en renforçant les effectifs des douaniers.

La semaine dernière, la CGT douanes avait mis l'accent sur la place des Douanes dans les recettes du budget de l'État. En l'espèce, avec 70 milliards d'euros perçus, 268,5 millions d'euros de droits et taxes redressés, soit au total 15 % des recettes de l'État, chaque jour, les agents des douanes remplissent les caisses de l'Etat.

Cette campagne sera présente sur les réseaux sociaux de la SNAD CGT (Facebook, Instagram et Twitter) et notre site internet pour alerter les citoyens

Défendons le sport pour toutes et tous

mer, 12/09/2018 - 10:48

La CGT et la FERC (Fédération Éducation, Recherche, Culture) CGT syndiquent et défendent les salarié.es du secteur sportif, enseignant.es, salarié.es des associations, agent.es du ministère.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement a lancé des réformes qui visent tous ces salarié.es mais qui mettent également à mal une conception du sport accessible à toutes et tous sur tout le territoire et vecteur d'émancipation. Il semble déterminé à casser le modèle français du sport qui fait travailler ensemble les professionnels du sport, les éducateur.trices, les fonctionnaires de l'État, sous l'impulsion d'un ministère qui porte un projet politique et régule les financements. En réduisant tous les budgets, en supprimant les emplois aidés, le gouvernement ouvre grand la porte aux financements privés, à la mise en concurrence des structures – voire à la fermeture des plus petites et des plus fragiles – et à l'élévation des tarifs pour les usagers. Et par là, il met à mal la vocation du sport comme acteur de l'éducation populaire.
Nous nous sommes élevés il y a quelques mois contre la création d'une agence nationale du sport dont nous craignions qu'elle se substitue au ministère, privant le sport d'une gouvernance publique et poussant à la marchandisation généralisée du secteur.
L'annonce brutale de la suppression de près de la moitié des postes au ministère des sports prouve que nos craintes étaient fondées !
Les agent.es du ministère des sports réunis hier après-midi ont exprimé, en grand nombre et dans une ambiance d'expression démocratique et intersyndicale, leur ras-le bol face au mépris de leur hiérarchie et du gouvernement qui décident de leur avenir sans les tenir informés. Les agent.es de l'administration centrale comme les DTN (directeur.trices techniques nationaux) présents ainsi que les représentant.es des salariés du CNDS (centre national pour le développement du sport) ont tous dénoncé l'absence d'information officielle. C'est par le canal de la presse que les personnels ont appris au printemps la création de l'Agence nationale du sport qui impacte de fait les services et l'organisation du sport en France. C'est par la presse qu'ils ont eu connaissance de la suppression drastique de 1600 postes (ETP).
Même si la nouvelle ministre des sports a apporté un démenti, trop c'est trop ! Les agent.es ont décidé de ne plus se laisser faire ! Ils se mobilisent pour défendre leurs postes et les missions du service public du sport. Une pétition « ressources humaines » à l'adresse de la ministre lui demandant de communiquer régulièrement sur les missions et la gestion des effectifs a été lancée. Le président de la République sera, lui, interpelé sur la question cruciale du devenir du service public du sport.
La CGT, le SNPJS CGT (syndicat des agent.es du ministère) et la FERC CGT apportent tout leur soutien à l'action unitaire engagée. Il est urgent et encore possible de sauvegarder une organisation du sport dans laquelle les agent.es de l'État ont toute leur place malgré les annonces politiques. Ces agent.es doivent pouvoir poursuivre leurs missions publiques sur l'accès au sport pour tous, via des actions de formation et le développement des clubs, car ils sont la garantie d'un fonctionnement démocratique, véritable rempart contre la marchandisation du sport.

Montreuil, le 12 septembre 2018

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