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CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL

ven, 31/08/2018 - 10:57
Communiqué commun

Pour les organisations syndicales de salariés, d'étudiants et de lycéens – la CGT, FO, Solidaires, UNEF et UNL- réunies le 30 août 2018, un constat s'impose et se renforce, celui d'une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l'explosion des inégalités et la casse des droits collectifs.
Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relèvent d'une logique d'individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale, et fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis.
Qu'il s'agisse :
des risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d'emploi en matière d'assurance chômage ;
de la remise en cause du droit à l'avenir des jeunes par l'instauration d'une sélection à l'entrée de l'enseignement supérieur et par le gaspillage que constitue le service national universel ;
des atteintes au service public, en particulier CAP 22 ;
des destructions d'emplois au travers de la désindustrialisation
des attaques portées à notre système de santé ;
de la destruction de notre système de retraites ;
du gel des prestations sociales.
Les organisations signataires appellent le gouvernement à entendre les attentes sociales multiples qui s'expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d'emploi et les retraités-es, et qu'il ne soit plus uniquement guidé par l'obsessionnelle diminution de la dépense publique. Au moment où est annoncée une fois encore l'explosion des dividendes en France et dans le monde, il est temps de mener une politique de partage des richesses pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux.
Face à cette situation et à des décisions régressives qui s'opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l'heure est à la défense des fondements de notre modèle social et à la conquête de nouveaux droits.
C'est pourquoi, les organisations signataires décident de faire du 9 octobre prochain une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne.
Concernant la date de la journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, l'Union syndicale Solidaires la validera lors de son instance nationale la semaine prochaine.
Les organisations signataires invitent les autres organisations syndicales et de jeunesse à s'y associer largement et à s'inscrire dans un processus de mobilisation.

Paris, le 30 août 2018

Pour la CGT, le gouvernement reste sourd aux salariés

jeu, 30/08/2018 - 16:29

Trois sujets étaient fixés à l'ordre du jour de la rencontre entre le gouvernement et les organisation syndicales le 28 août : assurance chômage, santé au travail et indemnités journalières. La CGT a souligné, en premier lieu, que la méthode employée par le gouvernement depuis son arrivée ne change décidément pas, et cela même après les déclarations d'intention du président de la République en juillet. Il n'y a donc aucune volonté de prendre en compte les aspirations des salariés.

Dialogue social

La CGT a dénoncé l'envoi du courrier de Matignon invitant les organisations syndicales quelques heures avant la parution de l'interview du Premier ministre dans Le Journal du dimanche et annonçant une série de nouveaux reculs sociaux (gel de nombreux minima sociaux, désindexation des pensions…). Peu d'éléments ont été apportés sur les différents sujets abordés. Nous avons rappelé que nous voulions justement parler des salaires alors que les dividendes explosent à l'échelle mondiale comme en France. Trois des 10 plus grosses entreprises concernées sont d'ailleurs françaises (Sanofi, Total, BNP). L'argent existe pour les actionnaires et jamais pour celles et ceux qui créent les richesses et n'ont que leur travail pour vivre.

Concernant l'assurance chômage, plusieurs réunions bilatérales vont avoir lieu (4 séances sur 3 semaines). La CGT a exigé en préalable la tenue de réunions multilatérales. Après les gages donnés au patronat, on peut s'interroger sur la volonté de lutter contre la précarité. Quel sens donne le gouvernement au terme de « permittence » et s'agit-il de culpabiliser encore les privés d'emplois ? Quelles nouvelles attaques contre les allocataires (dégressivité, suppression de l'indemnité en cas d'activité réduite, plafonnement à l'encontre des salariés cadres...) ? À toutes ces questions, pas de réponses, seul un calendrier de négociation interprofessionnelle est avancé entre octobre et janvier.

Concernant les questions de santé au travail, le rapport Lecoq devrait servir de base à une concertation, voire une négociation sur le volet qualité de vie au travail, mais ni le périmètre ni les questions retenues dans le rapport n'ont été explicités. Le gouvernement s'y refuse, malgré notre exigence d'ouvrir le débat autour de l'organisation et des conditions de travail.
Cette question est bien entendu à l'origine de l'augmentation des arrêts maladie, troisième sujet que le gouvernement veut traiter d'une manière budgétaire sans réfléchir aux causes, au coût et aux conséquences du mal-travail.
Le report de l'âge de la retraite et le maintien de salariés plus âgés en activité est timidement reconnue par la ministre comme une des causes de l'augmentation des arrêts, mais pas question de parler de pénibilité ou de départ anticipé ! Une concertation pourrait être programmée dans le courant du mois du septembre.

La CGT a dénoncé l'amalgame fait par le Premier ministre comparant les arrêts maladie à des jours de congés payés supplémentaires, propos insultants pour tous les salariés concernés. La CGT a réitéré la demande d'une réunion multilatérale avec le haut-commissaire à la réforme des retraites afin que le gouvernement dévoile enfin ses réels objectifs en la matière. Le gouvernement s'est mollement défendu de vouloir faire des économies sur le dos des travailleurs et des retraités. La CGT a signifié qu'elle n'est pas dupe de ce double discours et qu'elle revendique une véritable liberté de négocier pour gagner de nouveaux droits.

Une opération financière qui menace le service public

jeu, 30/08/2018 - 15:41

Dans son communiqué du 30 août, la fédération des activités postales et de télécommunications CGT revient sur l'annonce du gouvernement d'un désengagement de l'État du capital de La Poste au profit de la Caisse des dépôts et consignations menaçant une fois de plus un service public déjà fragilisé.

La Poste

Le gouvernement vient d'annoncer le désengagement de l'État du capital du groupe La Poste au profit de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui deviendrait l'actionnaire majoritaire. Par cette opération financière, le groupe La Poste prendrait le contrôle de la Caisse nationale de prévoyance (CNP).

La première étape serait une modification législative dans le cadre de la loi Pacte autorisant l'État à devenir minoritaire au capital du groupe La Poste.

Même si le gouvernement cherche à rassurer l'opinion en affirmant que La Poste restera à 100 % publique et continuera d'assurer ses missions de service public, ce changement d'actionnaire majoritaire pourrait remettre en cause l'unicité de La Poste et la complémentarité de ses activités, ainsi que le devenir des personnels.

Depuis longtemps, la CGT revendique la création d'un pôle financier public dans le cadre d'une appropriation publique démocratique permettant un contrôle public et social, afin de répondre aux besoins sociaux fondamentaux, développer les activités productives, l'emploi et les services publics dans les territoires.

L'annonce du gouvernement n'offre aucune garantie sur une telle finalité mais s'apparente plus à une opération de Monopoly financier.

Ce projet ne répond pas non plus aux attentes des postières et des postiers en termes d'augmentation des salaires, de créations d'emplois pérennes, d'amélioration des conditions de travail.

La fédération CGT des activités postales et de télécommunications conclut son communiqué du 30 août en rappelant qu'elle reste mobilisée avec les postiers pour porter ces exigences et gagner un service public postal pérenne de qualité accessible à toutes et tous, notamment par l'accès aux produits postaux, par le développement des bureaux de poste dans les territoires, la distribution 6 jours sur 7 et l'accès aux comptes pour tous.

Négocier sur la définition de l'encadrement et donner les moyens aux ingénieurs et cadres pour exercer leurs responsabilités n'intéressent décidément pas le Medef

jeu, 30/08/2018 - 13:36
Le Medef annule sine die la reprise des négociations sur le statut de l'encadrement !

Alors que l'accord d'octobre 2015 (Agirc/Arrco) actait des négociations avec une date butoir le 31 décembre 2018 pour obtenir un accord, seulement deux séances de négociations se sont tenues le 21 décembre 2017 et le 13 mars 2018, le Medef ayant annulé successivement 3 réunions pour finalement suspendre ces négociations dans l'attente des résultats de ses élections internes.
Bouquet final, l'annulation hier à 18h30 de toutes les bilatérales, la veille de celle CGT/Medef censée marquer la reprise des discussions sur le sujet.
La négociation est reportée sine die, au motif que le représentant du Medef en charge du dossier rend son tablier.
Le peu d'empressement du Medef à répondre aux attentes et son refus à remplir son obligation légale, passant outre sa signature de l'accord de 2015, illustrent son mépris envers les salariés de l'encadrement et le paritarisme.
Par contre, lorsqu'il s'agit de rogner de manière drastique les droits au chômage des cadres, le Medef est le premier à faire des propositions, s'asseyant volontiers à la table des négociations à Matignon.
Cette mauvaise volonté et l'absence de travail du Medef sur ce dossier contrastent avec l'investissement de toutes les organisations syndicales qui construisent ensemble des propositions concrètes de reconnaissance de l'encadrement, de définition de son périmètre et des droits et des moyens associés leur permettant d'exercer quotidiennement leur activité professionnelle.
La CGT est déterminée à aller au bout de cette négociation, dans les délais initialement prévus et contacte les autres organisations syndicales pour en imposer le respect.

À Montreuil, le 30 août 2018

La CGT fait sa rentrée !

jeu, 30/08/2018 - 10:52
Interprofessionnel

Stop à la répression

mar, 28/08/2018 - 15:57
GABON

Au mépris des lois nationales et des textes internationaux ratifiés par le Gabon, le ministre de l'Intérieur gabonais a annoncé in extremis l'interdiction de la marche organisée par la Dynamique Unitaire ce mardi 28 août.
Cette décision met, par ailleurs, en danger la vie des milliers de manifestants, qui ont prévu de manifester, en danger par son expression extrêmement tardive alors que nos camarades ont fait un recours gracieux et une demande d'encadrement dans les délais nécessaires.
La CGT condamne fermement cette décision et réaffirme son soutien aux travailleurs gabonais en lutte pour faire valoir leurs droits.
La CGT s'associera à toutes les plaintes et recours portés par la Dynamique Unitaire et souligne la responsabilité du ministère de l'Intérieur gabonais s'agissant de l'ensemble des conséquences d'une décision aussi grave à quelques heures d'un rassemblement populaire et délibérément pacifique.
Dès le début de la manifestation, la police a procédé à des dizaines d'arrestations arbitraires. Parmi les interpellés, il y a plusieurs responsables syndicaux et politiques venus soutenir les travailleurs mobilisés.
La CGT exige la libération immédiate de tous les manifestants.

Montreuil, le 28 août 2018

Le travail est malade : il faut le transformer !

mar, 28/08/2018 - 15:53
Rapport « santé au travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée »

On ne pourra transformer le travail qu'en instaurant une réelle démocratie au travail, pour que chaque travailleur ait les moyens d'agir pour faire ce qu'il estime être un travail de qualité, utile à la société. C'est bien celles et ceux qui travaillent qui sont les plus grands experts de leur travail.
La CGT affirme les liens entre les enjeux du travail, de santé et l'organisation des solidarités tout au long de la vie. Elle revendique historiquement la pertinence d'une intégration de l'ensemble des institutions et des acteurs œuvrant à cette politique.
En travaillant au quotidien auprès et avec les travailleurs, la CGT a l'ambition qu'ils deviennent acteurs de la transformation de leurs situations de travail. Cette démarche est fondamentale pour que le travail devienne facteur de bien-être et de bonne santé.
La remise ce jour du rapport « Santé au travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée » au Premier ministre annonce l'ouverture d'une négociation sur la politique de santé au travail. La CGT s'investira dans ce débat à partir de l'analyse de ce rapport mais, bien entendu, avant tout, à partir de ses propres revendications.
Ce document souligne les difficultés et les signes d'essoufflement de notre système de santé au travail, tout particulièrement concernant la prévention. Il recommande, pour plus d'efficacité, la création d'une structure plus simple d'accès regroupant les divers acteurs de la prévention.
La CGT met en garde. Nous avons trop d'exemples en France d'institutions fusionnées avec des moyens réduits qui sont devenues des lieux de souffrance au travail avec pour conséquence une dégradation du service rendu.
Pour éviter cet écueil, cette nouvelle entité doit se construire dans le respect des personnels, de leurs représentants et avec les moyens nécessaires. Tous les travailleurs des métiers de la prévention doivent être acteurs et décideurs dans ce projet d'ampleur.
Sur le plan budgétaire, la sollicitation des excédents de la branche AT-MP pourrait aller dans le bon sens. Toutefois, nous tenons à attirer l'attention sur la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles qui reste un fléau. La branche maladie de la Sécurité Sociale doit trop souvent prendre à sa charge les dégâts causés par le mal-travail.
Celui-ci ne peut plus être nié. Son expansion a contraint le gouvernement à réagir. Les politiques uniquement axées sur l'emploi ont laissé le travail au bord de la route. Les travailleurs attendent beaucoup plus qu'une simple rémunération. Ils veulent un travail qui soit porteur de sens, qui leur donne un rôle dans la société. Le travail est donc un enjeu démocratique. Il est un élément essentiel de la citoyenneté.
Les agents des trois versants de la fonction publique doivent bénéficier eux aussi, à part entière, de cette politique de prévention nationale et de santé. La CGT portera dans les négociations l'intégration de tous les salariés du privé, de la fonction publique et des entreprises publiques.
La CGT considère que ce rapport doit ouvrir le débat sur les questions du travail et de la santé. Il en constitue le point de départ et non la finalité. La CGT mettra tout en œuvre pour que les travailleurs puissent bénéficier d'un système de prévention de la santé au travail qui corresponde à leurs besoins. Elle le fera dans la négociation à venir, dans l'action quotidienne, sur les lieux du travail, afin que chaque travailleur s'y investisse et s'y émancipe.

Montreuil, le 28 août 2018

Signez la pétition contre les frais bancaires abusifs !

mar, 28/08/2018 - 10:41

Frais bancaires abusifs : il faut légiférer pour redonner du pouvoir d'achat !

Banques

L'Indecosa-CGT (Association pour l'information et la défense des consommateurs salariés) vous appelle à signer cette pétition (que vous trouverez en cliquant sur ce lien) adressée à Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, dont nous vous reproduisons le contenu.

Des bénéfices colossaux et injustifiés

Selon une étude de l'Institut national de la consommation (INC) et de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), les frais pour incidents de paiement ont rapporté 6,5 milliards d'euros de revenus pour les banques et 4,9 milliards d'euros de bénéfice net en 2016 (soit 75 % de marge bénéficiaire !). Ces incidents sont traités, sans intervention humaine, de manière automatique grâce à l'informatique…

Un prélèvement moyen de 98 euros par Français adulte

La France compte un peu plus de 50 millions d'adultes sur une population totale de 64,7 millions d'habitants. Ces 4,9 milliards d'euros de bénéfice (exclusivement sur les frais d'incidents de paiement) représentent presque 100 euros par adulte (98 euros exactement).

Des frais de fonctionnement en diminution et des tarifs en augmentation

Ajoutons que les banques travaillent dans un contexte de baisse de leur frais de fonctionnement sans que les clients en tirent le moindre profit : les tarifs bancaires augmentent année après année — notamment les frais de tenue de compte qui se sont généralisés — alors que tous les réseaux bancaires ferment ou vont fermer des agences par centaines !

Une solution hypocrite et conforme aux intérêts des banques

Face à la polémique qui enfle sur les frais d'incidents de paiement, le Gouverneur de la Banque de France (ancien haut dirigeant de la BNP), après avoir consulté toutes les banques de la place, vient de proposer de mettre en place un plafonnement des frais d'incidents de paiement qui profiterait à moins de 500 000 personnes (1% de la population adulte du pays) au nom de la lutte contre la pauvreté. Quelle hypocrisie !

Faire prévaloir l'intérêt de la population sur l'intérêt des banques

Monsieur le ministre de l'Économie et des Finances, vous vous êtes engagé à mettre en place un plafonnement des frais d'incidents bancaires et vous avez déjà marqué votre intérêt pour le plafonnement purement symbolique préconisé par le Gouverneur de la Banque de France.

Monsieur le ministre de l'Économie et des Finances, nous vous appelons à remplir votre rôle et à faire prévaloir l'intérêt de la population sur des intérêts privés (qui vivent très bien au demeurant : 23,5 milliards d'euros de bénéfices en 2016 pour tout le secteur bancaire, ce qui représente 470 euros par adulte vivant en France …)

Nous exigeons que vous mettiez en place, Monsieur le ministre, un plafonnement des frais d'incidents bancaires pour toute la population et non pour 1 % de la population. Le système actuel et les bénéfices qu'il génère pour les banques est injustifiable et affecte gravement le pouvoir d'achat de l'ensemble de la population de manière totalement indue. C'est donc l'ensemble de la population qui doit profiter du plafonnement des frais d'incidents bancaires.

Une journée de mobilisation nationale se prépare le 9 octobre

mar, 28/08/2018 - 10:06

Suite aux déclarations du Premier ministre le dimanche 26 aout 2018, notamment sur les pensions de retraite, l'Union confédérale des retraités et 8 autres organisations et associations appellent à une grande journée nationale d'actions et de manifestations à travers toute la France le 9 octobre.

Retraités

Édouard Philippe a annoncé dans Le Journal du dimanche du 26 août un ensemble de mesures mettant à mal — comme d'habitude — le pouvoir d'achat des plus vulnérables (voir notre communiqué du 27 août 2018), dont bien sûr les retraités.

Après trois ans de blocage des pensions, une année 2018 sans aucune augmentation, la hausse de la CSG, le Premier ministre annonce une hausse des pensions de 0,3 % en 2019 et en 2020… pour un taux d'inflation mesuré par l'Insee de 2,3 % sur les douze derniers mois ! Pour rappel, la CGT revendique que les pensions soient indexées automatiquement sur l'évolution des salaires, pas soumises au bon vouloir du gouvernement.

Dans son communiqué, l'Union confédérale des retraités CGT (UCR-CGT) et « 8 autres organisations syndicales ou associations appellent les retraités à se mobiliser pour faire entendre leur voix et manifester leur mécontentement et leur colère à l'égard du gouvernement et de son président », dans une grande journée d'actions et de manifestations à travers toute la France, le 9 octobre prochain.

L'intersyndicale retraités des « 9 » se réunira le 7 septembre pour apprécier la situation. Des mobilisations sont d'ores et déjà prévues pour organiser la riposte et, le 5 octobre, des délégations venues de tout le pays déposeront les pétitions recueillies au président du groupe LREM.

Les retraités CGT appellent par ailleurs à se mobiliser sans attendre sous toutes les formes appropriées, en participant notamment aux initiatives proposées par l'intersyndicale.

Mettons-le dans les cordes !

lun, 27/08/2018 - 19:11
LE GOUVERNEMENT COGNE...

Fidèle à ses méthodes, Macron, par la voix de son premier ministre, a annoncé par voie de presse, un ensemble de mesures violentes contre les plus modestes, les familles, les retraités, les agents de la fonction publique et au final contre l'ensemble du monde du travail.
Contrairement aux prévisions vendues, la croissance ne sera pas au rendez-vous, ce qui prouve bien l'inefficacité des mesures prises. Pire, les orientations assumées de ce gouvernement vont aggraver la situation du pays.
Dans son obsession à toujours être au service des premiers de cordées et malgré un habillage marketing peu convaincant, tout le monde aura noté que les propositions libérales du premier ministre ont toutes déjà été testées… sans succès.
Les richesses créées par le travail servent essentiellement à alimenter les principales places boursières mondiales qui affichent des performances records ainsi que les dividendes versés dans le monde qui atteignent des sommets.
S'agissant des heures supplémentaires « désocialisées », Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), indique que la mesure de défiscalisation des heures supplémentaires mise en place par N. Sarkozy fut à l'origine de pertes d'emplois « comprises entre 52 000 et 95 000 postes en 2011 » sans que sur la même période le pouvoir d'achat des ménages s'en ressente. Bref, cette mesure est un « tue l'emploi » !
Tout comme le CICE et sa pérennisation qui devrait représenter un budget de 20 milliards d'euros pour une efficacité quasi nulle.
Concernant la fin de l'indexation de la hausse des pensions de retraite sur l'inflation, les retraités sont une des cibles privilégiées des gouvernements successifs. Leur pouvoir d'achat, déjà largement entamé, sera encore réduit. Cette succession de mesures anti retraités vise à diviser encore un peu plus les générations de travailleurs.
Pour ce qui est de la suppression des postes de fonctionnaires et de la réduction des emplois aidés, rien de nouveau là non plus. Les libéraux ont très scrupuleusement cassé le service public qui constitue notre bien commun et le dernier rempart contre la division extrême de la société.
Jour après jour, les masques tombent, ce président ne fait plus illusion… Pourtant, des solutions existent pour redresser l'économie, redistribuer les richesses et améliorer les conditions de vie et de travail pour toutes et tous. La CGT est porteuse de propositions qui appellent à de nouvelles luttes !

Montreuil, le 27 août 2018

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