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Produits dangereux, tous concernés ?

jeu, 04/10/2018 - 10:13

Qui est concerné, quelle est la stratégie patronale, quels sont les enjeux de santé publique, quelle responsabilité des employeurs et quelle stratégie syndicale et leviers d'intervention. Jérôme Vivenza, dirigeant de la CGT nous présente l'initiative confédérale sur le sujet qui a eu lieu le 3 octobre à Montreuil....

La CGT refuse de négocier la régression sociale !

mer, 03/10/2018 - 17:34
ASSURANCE CHÔMAGE

Le président et son gouvernement inscrivent la refonte de l'assurance chômage dans la poursuite de la casse du code du Travail. Plutôt que de se questionner sur les dégâts répétés de l'austérité, ils ont donné l'ordre de chercher de nouvelles économies.
Le projet de loi « liberté de choix de son avenir professionnel » devait terminer son parcours parlementaire en août mais le président et le gouvernement ont annoncé plusieurs amendements pour prévoir une nouvelle négociation assurance chômage à l'automne.
Les plans du gouvernement
La Convention Unedic négociée en 2017 et entrée en vigueur en novembre fait déjà 900 millions d'économies annuelles et doit durer jusqu'en 2020. La CGT a refusé de la signer.
Aujourd'hui, le gouvernement à la fois veut avancer d'un an (à juin 2019) la définition de nouvelles règles pour faire des économies de l'ordre de 4 milliards d'euros et a prévu un encadrement financier préalable, contraire à l'autonomie de la négociation que nous revendiquons.
Quels sont les dangers pour les droits des allocataires à l'assurance chômage ?
La lettre de cadrage du Premier Ministre envoyée le 25 septembre aux partenaires sociaux annonce la nécessité de baisser les droits de 3,9 milliards d'euros sur 3 ans ! En additionnant les 500 ou 600 millions d'euros de droits récemment introduits par la loi pour les démissionnaires et les quelques indépendants, c'est une baisse de 4 milliards d'euros qui pourrait être imposée, soit en moyenne de 4 % à 12 % des allocations !
Sans surprise, le grand patronat est épargné : pas de « bonus-malus » mais un appel vague à la « responsabilisation des entreprises » et pas d'augmentation globale des cotisations patronales. En revanche, les chômeurs indemnisés (42,8 %) sont visés et, tout particulièrement, les travailleurs précaires.
Le gouvernement reparle de dégressivité des allocations – et pas seulement pour les cadres – et aussi de sanctions accrues pour obliger les salariés à accepter des emplois dégradés.
Que propose la CGT ?
Pour la CGT, il est indispensable de renforcer la solidarité – à l'heure où seulement 43% des chômeurs sont indemnisés – et de lutter contre la précarité pour l'éradiquer !
La CGT propose un droit au travail, un revenu de remplacement pour toutes celles et tous ceux qui en sont privés ! Cela passe par l'égalité salariale femmes-hommes, par la prise en compte de la situation des primo-arrivants, notamment les jeunes sortant des études, par des mesures pour les séniors et pour les chômeurs de longue durée.
Nos propositions peuvent être financées par la remise à plat des exemptions et exonérations qui assèchent le financement de la toute la protection sociale (sécurité sociale, retraites complémentaires comme assurance chômage). Nous revendiquons le déplafonnement des cotisations sur les plus hauts salaires (au-delà de 13 000 euros mensuels).
Pour lutter contre la précarité sous toutes ses formes, nous développons nos propositions de sur-cotisations sur les contrats en CDD et sur les CDI à temps partiels imposés.
Devons-nous aller négocier ?
Il n'est évidemment pas question pour la CGT de négocier à la baisse les droits des chômeurs. Nous refusons le principe et le contenu de la lettre de cadrage et nous avons l'intention de négocier sur la base de nos propositions.
Nous proposons donc de commencer la négociation en annonçant que nous refusons de nous inscrire dans la lettre de cadrage du gouvernement et que nous rechercherons l'unité syndicale pour aller dans ce sens.

Montreuil, le 3 octobre 2018

Stop à l'acharnement de la ville de Paris contre Christian et Jean-Jacques !

mer, 03/10/2018 - 17:27

Face à l'acharnement disciplinaire dont sont victimes Christian Garnier et Jean-Jacques Picot, deux agents de la mairie de Paris récemment mis à la retraite d'office par la secrétaire générale de la ville, la CGT appelle les salariés et agents publics, les Parisiennes et Parisiens, à apporter leur contribution et leur soutien pour que ces derniers restent dans les effectifs de la ville de Paris.

Discrimination syndicale

La secrétaire générale de la ville de Paris vient de rendre une décision de sanction d'une exceptionnelle gravité dans le cadre d'une action syndicale : nos deux camarades, Christian et Jean-Jacques, viennent d'être mis à la retraite d'office à compter du mois de novembre.

Si cette décision était appliquée, le niveau de pension de nos deux camarades serait très fortement impacté, puisque qu'il s'élèverait à 700 euros par mois pour l'un (avec vingt-six ans de carrière) et 1 000 euros par mois pour l'autre (qui compte trente-six ans de carrière). Par cette décision, l'administration parisienne fait non seulement le choix de la répression anti-CGT, mais aussi celui de jeter deux travailleurs dans la précarité à travers une sanction à vie !

Alors que les deux camarades vont formuler un recours gracieux auprès de la mairie de Paris — qui a encore le pouvoir de revenir sur la sanction — la CGT appelle les salariés et agents publics, les Parisiennes et Parisiens, toutes les forces de progrès, les élus et personnalités qui luttent contre l'injustice, à apporter leur contribution à la campagne et à interpeller la mairie. Jean-Jacques et Christian doivent rester dans les effectifs de la ville !

Le 25 mai dernier, Christian Garnier et Jean-Jacques Picot, conducteurs de la propreté à la ville de Paris, ont été arrêtés dans le cadre d'une action syndicale visant le siège du parti « La République en marche ».

Selon que vous serez puissant ou misérable…

mer, 03/10/2018 - 14:56
JUSTICE SOCIALE

À l'occasion des mobilisations sociales contre le projet devenu « Loi Travail », diverses formes d'actions ont été mises en place : pétitions, rassemblements, tractages devant les entreprises ou sur les marchés, arrêts de travail, manifestations, etc.
Ces formes d'actions « traditionnelles » se sont conjuguées avec d'autres, plus symboliques, plus médiatiques aussi afin d'attirer l'attention de l'ensemble du monde du travail sur la régression sociale en marche.
Deux militants de la CGT de la ville de Paris font actuellement l'objet de sanctions dans ce cadre et risque de payer très cher une initiative d'action originale qui s'inscrivait dans le cadre d'une action collective et qui n'a donné lieu à aucune mise en danger de personnes, de biens ou quelques dégradations que ce soit. Leur faute : avoir voulu déverser des ordures devant le siège du mouvement macroniste. Ils ont été stoppés avant. Rien n'a eu lieu.
Suite à la plainte déposée, ils ont été condamnés à 70 heures de travaux d'intérêt général, soit une condamnation mesurée au regard du chef d'accusation (ils risquaient jusqu'à 5 ans d'emprisonnement) car le tribunal a tenu compte du contexte particulier des faits : une action syndicale collective.
Néanmoins, la CGT dénonce cette justice à deux niveaux qui, selon que l'on soit un patron agriculteur ou employé municipal, n'ouvre pas aux mêmes poursuites ni aux mêmes condamnations. Chacun a en mémoire les images de déversement de fumier devant des préfectures, des mairies, des administrations publiques, etc. Là : aucune sanction, aucune peine. Par contre, lorsque c'est le siège du mouvement présidentiel qui est visé (propriété privée) par des salariés de la Fonction publique en lutte, il en est tout autrement !
Que dire aussi des deux poids deux mesures des sanctions disciplinaires ? Lorsqu'un certain personnage agresse des manifestants, il écope de 10 jours de mise à pied – en vérité, la suppression de 10 jours de congés, sans impact sur sa paie, sa carrière, sa retraite, etc. Mais, pour nos deux camarades, c'est la tête sur le billot ! La secrétaire de mairie a prononcé à leur encontre une sanction d'une sévérité extrême : mise en retraite d'office à compter du mois de novembre prochain. Cela a comme conséquences une retraite diminuée à 700 euros pour l'un, après 26 ans de carrière, et à 1000 euros pour l'autre, après 37 ans de carrière et, ce, à moins de 6 mois de son départ.
La décision finale revient maintenant au maire de Paris, Anne Hidalgo.
La CGT, au niveau de sa confédération, l'invite à retenir le caractère spécifique des faits et du contexte dans lesquels ils se sont produits. Nous demandons que les sanctions administratives à l'encontre de nos deux camarades soient levées.
Il n'y a pas de justice sans justice sociale.

Montreuil, le 3 octobre 2018

Évaluer et contrôler les dispositifs : une urgence absolue !

mer, 03/10/2018 - 10:26
CICE : AIDES PUBLIQUES AUX ENTREPRISES

Mis en place en 2013, le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) cessera d'exister en 2019. Il aura alors coûté à la collectivité près de 100 milliards d'euros et, ce, pour un bilan des plus faméliques. Sa suppression pure et simple aurait dû être décidée, pas sa « pérennisation » sous forme de nouvelles exonérations de cotisations sociales ! D'autant que la majorité des entreprises a assimilé le CICE comme une « cagnotte », une aubaine financière.
Le rapport 2018 du Comité de suivi du CICE (instance à laquelle la CGT participe activement) situe aux alentours de 100 000 le nombre d'emplois que le dispositif aurait permis de créer ou de sauvegarder. C'est un résultat en « trompe l'œil » qu'il faut mettre en rapport avec le coût du CICE qui est à ce jour de 59,2 milliards d'euros.
Nouveauté du rapport 2018 : le CICE aurait eu un effet positif sur les salaires dans certaines entreprises… Faut-il se réjouir de ce résultat ? Non car il signifie, en réalité, des hausses salariales financées exclusivement par l'impôt c'est-à-dire par la collectivité, par les salariés eux-mêmes… De plus, il renvoie à un modèle de croissance des entreprises dans lequel celles-ci n'investissent pas.
La CGT se félicite des travaux menés depuis 2013 par le Comité de suivi du CICE et du fonctionnement de cette instance au sein de « France Stratégie ». Elle regrette, néanmoins, que les comités régionaux de suivi du CICE (prévus par la loi) n'aient jamais vu le jour. Ces comités étaient censés recueillir les rapports des Comités d'Entreprise ou des Délégué-e-s du Personnel attestant d'une utilisation conforme ou non conforme ; cela aurait été une source précieuse d'informations dont nous avons été privés.
La CGT revendique la mise en place pérenne de structures de suivi et d'évaluation des aides publiques versées aux entreprises. Des prérogatives nouvelles doivent être reconnues aux organisations syndicales, au niveau national, régional, dans les entreprises. Elles sont des actrices incontournables, des expertes en matière d'évaluation des aides publiques, de leur suivi et de leur contrôle, tant au plan national, régional, local qu'au niveau d'une entreprise ou d'un groupe.

Montreuil, le 3 octobre 2018

Colloque sur l'IA à Montreuil

mar, 02/10/2018 - 16:29
Intelligence artificielle

Le mardi 6 novembre 2018, le Collectif confédéral « Recherche » organise un évènement intitulé « Où va l'intelligence artificielle ? » (plus d'information dans notre article) sur les impacts, enjeux et perspectives de l'IA, notamment en termes de travail, d'emploi et de maitrise scientifique et publique.

Les inscriptions sont ouvertes en suivant ce lien.

Vous pouvez télécharger le dépliant de présentation :

La CGT organise un colloque le 6 novembre

mar, 02/10/2018 - 16:09

Le mardi 6 novembre 2018, le Collectif confédéral « Recherche » organise un évènement intitulé « Où va l'intelligence artificielle ? » sur les impacts, enjeux et perspectives de l'IA, notamment en termes de travail, d'emploi et de maitrise scientifique et publique.

Intelligence artificielle


Ces dernières années, les progrès de l'IA ont été spectaculaires. Par l'intermédiaire d'un algorithme, et avec la mobilisation exponentielle des données (big data), l'IA va transformer nos existences personnelles et professionnelles dans une mesure que nous ne pouvons imaginer. Cette transformation affecte tous les secteurs de notre vie : la santé, l'alimentation, la communication, l'éducation, la culture, les transports, la sécurité, la défense, la recherche.

L'IA peut être une source formidable de progrès et de bienfaits pour l'Humanité. Développées à grande échelle, les machines et l'IA peuvent réduire le temps de travail pour tout un chacun, permettant une vie plus équilibrée au profit du bien-être familial, du développement culturel et de la vie personnelle. Elles pourront remplacer celles et ceux qui ont des tâches ingrates et répétitives, ou situées dans des environnements hostiles.

Mais cette IA peut aussi ébranler les fondements socioéconomiques et politiques des sociétés humaines. Même si la recherche fondamentale en la matière est dans son ensemble motivée par le bien-être général, le capitalisme peut aussi engendrer le pire. L'actualité des grands du numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft..) nous montre que les risques sont déjà là : raréfaction et parcellisation du travail, mise en cause de l'autonomie des individus autant que de leurs solidarités (leur liberté et leur sécurité), biais démocratique, accroissement des inégalités...

La nature des transformations est telle que nous ne sommes plus dans le prolongement du passé, mais bien dans la préfiguration de l'avenir. C'est un des sauts les plus importants qui se profile. Chacun peut voir et comprendre qu'avec l'IA, l'automatisation et les robots, l'humanité est au seuil d'une nouvelle ère. Cette ère sera-t-elle celle du pire ou du meilleur ? Les salarié·e·s comme les citoyens se doivent d'intervenir.

Pour impulser et accroître cette intervention indispensable du monde du travail, la CGT doit préciser ses réflexions, ses propositions, la vision qu'elle a du bouleversement des forces productives et les différents enjeux qu'il convient d'affronter : quels développement et utilisation de l'IA, quelle place pour l'intelligence humaine, quel contenu du travail, quel nouveau type de formation ?

Les inscriptions sont ouvertes en suivant ce lien.

Vous pouvez télécharger le dépliant de présentation :

Réforme des retraites 2019 : c'est pas forcément mieux ailleurs !

mar, 02/10/2018 - 15:10

La réforme des retraites c'est a priori pour le premier semestre 2019. La concertation entre le gouvernement et les syndicats a débuté en mai. Macron veut baisser la part de la richesse consacrée aux pensions en s'inspirant de ce qui se fait dans d'autres pays d'Europe. Réforme notionnelle, réforme à points, quelles luttes les syndicats progressistes européens mènent-ils ? La CGT organisait un colloque CGT-Europe à Montreuil le 26 septembre 2018.

Retraites

À suivre... d'autres vidéos sur les différents systèmes de retraite en Europe.

Après 9672 heures de détention arbitraire, Salah Hamouri est libre !

lun, 01/10/2018 - 10:44
LIBÉRATION DE SALAH HAMOURI

La CGT se félicite de cette libération qui, bien que tardive, marque l'obligation pour le gouvernement israélien de céder à la pression internationale des comités de soutien au sein desquels la CGT, avec de nombreux autres acteurs, s'est engagée.
La reconnaissance pleine et entière d'un État palestinien, l'arrêt des exactions israéliennes, le respect du droit international et des résolutions de l'ONU, la liberté de la presse et la liberté d'opinion… autant de combats que mène notre organisation syndicale, pour une société plus juste et un monde de paix.
La libération de Salah incarne cette aspiration, ces combats.

Montreuil, le 1er octobre 2018

Tous dans la rue le 9 octobre !

ven, 28/09/2018 - 16:24

Retrouvez l'ensemble des rendez-vous (heure et lieu) dans votre département sur la carte ci-dessous (mise à jour régulièrement au fil des informations remontées).

Mouvement social !function(e,t,n,s){var i="InfogramEmbeds",o=e.getElementsByTagName(t)[0],d=/^http:/.test(e.location)?"http:":"https:";if(/^\/{2}/.test(s)&&(s=d+s),window[i]&&window[i].initialized)window[i].process&&window[i].process();else if(!e.getElementById(n)){var a=e.createElement(t);a.async=1,a.id=n,a.src=s,o.parentNode.insertBefore(a,o)}}(document,"script","infogram-async","https://e.infogram.com/js/dist/embed-loader-min.js");

La face cachée des produits que nous consommons

ven, 28/09/2018 - 12:36

Travail forcé, travail des enfants : Indecosa CGT organise un colloque européen sur ce sujet le 4 octobre 2018 à la CGT à Montreuil. Au programme : l'exploitation des enfants un phénomène mondial et une reflexion sur les mesures à prendre pour contraindre les multinationales à respecter leurs engagements en matière de Responsabilité sociale des entreprises.

Indecosa CGT

L'indépendance de la Sécurité sociale menacée. Une absence de moyens pour répondre aux besoins des assurés sociaux

jeu, 27/09/2018 - 15:46
PRÉSENTATION DU PLFSS 2019

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) dont les axes ont été présentés hier matin devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale reprend, pour l'essentiel, des annonces qui avaient déjà été faites ces derniers jours, notamment lors de la présentation du budget des finances publiques la veille ou lors de la présentation par le Président Macron du Plan santé.
Il met en évidence la mainmise de l'État sur la sécurité sociale, grande conquête sociale arrachée par la lutte des travailleurs pour permettre à tous les citoyens de faire face aux aléas de la vie.
Si l'heure n'était pas si grave, on pourrait se réjouir du retour à l'équilibre des comptes de la sécu – la fin du fameux « trou » de la sécu déficitaire depuis 18 ans – sauf que cela se traduit par le renoncement aux soins par 38% des patients, 64% chez les plus modestes.
Un déficit organisé par le racket exercé sur les cotisations sociales qui ne cesse de se poursuivre depuis des années.
La facture sera lourde pour les retraités, les familles, les malades mais aussi les personnels de la santé et de la sécurité sociale. Est-il besoin de rappeler qu'il manque 100 000 salariés dans les hôpitaux et 200 000 pour les EHPAD et l'aide à domicile.
Les entreprises vont bénéficier d'un gain de trésorerie de 20 milliards d'euros dès 2019 par la suppression totale des cotisations pour les salaires au Smic. Viendrons s'y additionner 26 milliards d'euros de CICE au titre de 2018 et 26 milliards d'euros par la transformation du CICE en abattement de cotisations dès le 1er janvier 2019.
Le Président Macron ne cesse de proclamer qu'il va redonner du pouvoir d'achat aux Français en supprimant les cotisations sociales : un semblant de pouvoir d'achat qui obligera chacun à se tourner davantage vers les mutuelles, les complémentaires et les assurances privées.
La fin des cotisations sociales, c'est la légalisation du travail au noir.
L'annonce de l'organisation d'une « solidarité financière » Etat - Sécurité sociale est extrêmement préoccupante. Le gouvernement entend ainsi utiliser les excédents de la sécu pour diminuer le déficit de l'État sur le dos des assurés.
Concrètement, cela se traduit par la confirmation de la non-compensation, comme annoncé, de l'exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires et de la suppression du forfait social sur l'épargne salariale pour les entreprises de moins de 250 salariés (cette dernière mesure coûtant 1 milliard d'euros à la Caisse nationale d'Assurance Vieillesse).
S'agissant de l'assurance-maladie, la légère augmentation de l'Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie (ONDAM) de 2,3% à 2,5% est bien en dessous des 4,5% qu'il faudrait pour maintenir l'existant donc très loin des moyens qui nécessaires pour répondre aux besoins des populations.
Quant aux autres annonces, elles ne répondent pas non plus aux besoins : le reste à charge 0 (rebaptisé 100% santé) sera, en réalité, supporté par les assurés, à travers la hausse des cotisations des complémentaires. Et, la transformation de la complémentaire santé en CMUC dite « contributive » se traduira pour ses bénéficiaires par une cotisation de l'ordre de 300 euros par an (moins d'un euro par jour selon la ministre Agnès Buzyn !). De plus, ces « mesurettes » ne compenseront qu'à hauteur de 4,5 milliards d'euros le reste à charge alors que celui-ci est de 16 milliards d'euros dans sa globalité.
La confirmation de la sous-indexation des pensions de retraite constitue une véritable rupture du contrat social avec les retraités, alors qu'ils subissent déjà une non-revalorisation de leurs pensions depuis plusieurs années et alors même que la loi prévoit leur indexation sur l'inflation ! Si cette mesure était prolongée, leur pouvoir d'achat se réduirait comme une peau de chagrin.
Enfin, la confirmation des excédents de la branche ATMP doit, pour la CGT, être investie dans la prévention et non dans des baisses de cotisations.
La CGT réaffirme qu'elle ne laissera pas détruire le modèle français de sécurité sociale qui est plus que jamais menacé et pour lequel elle porte des propositions ambitieuses. La santé ne peut être traitée comme une donnée comptable ! Elle mérite un peu de hauteur de vue et donc un réel investissement pour faire face aux besoins et aux exigences des personnels et des usagers.

Montreuil, le 27 septembre 2018

Agent municipal

jeu, 27/09/2018 - 02:00
Interview de Jeff

La face cachée des produits que nous consommons : travail forcé, travail des enfants

mer, 26/09/2018 - 17:07
Consommation

Le 4 octobre prochain, Indecosa-CGT invite les militants à un cycle d'initiatives autour de la responsabilité sociale des entreprises, animé par Dominique Martinez, journaliste à la NVO, à la salle Louis Viannet du siège de Montreuil.

Au programme :

8 h 30 - Accueil
9 h 00 - Mot de bienvenue de Martine Sellier, présidente d'Indecosa-CGT, et introduction du colloque par un représentant de l'ECU
9 h 30 - L'exploitation du travail des enfants : Un phénomène mondial, avec Nadejda Atayeva, présidente de l'Association des droits de l'homme en Asie centrale, Julia Ouahnon, chargée de programmes du Bureau Europe de l'est et Asie centrale de la fédération internationale des droits de l'homme, Jean-Paul Teissonière, avocat en droit social administratif et pénal, et Bernard Thibault, membre du CA du Bureau international du travail
11 h 00 - Débat avec les participants
12 h 15 à 13 h 30 - Pause déjeuner
13 h 30 - Quelles mesures pour contraindre les multinationales à respecter leurs engagements en matière de RSE ? Avec Joëlle Brohier, (sous réserve) présidente de RSE et PED, Christophe Alliot, Bureau d'analyse sociétal pour une information citoyenne, Arnaud Faucon, Secrétaire national, Indecosa-CGT, Danielle Auroi, membre du CA de l'Éthique sur l'étiquette, et Marie-Pierre Vieu, députée européenne
15 h 15 - Débat avec les participants
16 h 15 - Bilan et perspectives du colloque
16 h 30 - Pot de clôture

Pour les inscriptions, téléchargez le Flyer ci-dessous.

Une lettre intersyndicale pour la libération d'un militant iranien

mer, 26/09/2018 - 17:06

Suite à la lourde condamnation subie par Mohammed Habibi du fait de ses activités syndicales, 5 organisations syndicales françaises ont rédigé, le 14 septembre dernier, un courrier à l'ayatollah Sayed Ali Khamenei pour demander sa libération immédiate. Nous vous la reproduisons ci-dessous.

Moyen-Orient

Monsieur le Guide suprême,

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa attirent votre attention dur la situation de Mohammed Habibi, enseignant et syndicaliste iranien.

Le 4 août 2018, Mohammed Habibi a été condamné à dix ans et demi de prison. Le tribunal l'a également condamné à deux ans d'interdiction de toute activité sociale e politique et 74 coups de fouet.

Membre de l'Association professionnelle des enseignants de Téhéran, Mohammed Habibi est l'un des nombreux militants syndicaux indépendants harcelés par les autorités iraniennes pour avoir poursuivi leurs activités légitimes. Il a été arrêté en mai lors d'une manifestation pacifique, et est depuis détenu dans des conditions extrêmement difficiles. Les membres de sa familles qui lui ont rendu visite en prison ont déclaré qu'il avait été sévèrement maltraité. Les autorités continuent de lui refuser le soutien médical urgent dont il a besoin. Sans soins appropriés, son état de santé risque de se détériorer très rapidement. Nous tenons à vous rappeler qu'en tant que Guide suprême de la République islamique d'Iran vous êtes responsable de la santé et de la vie de Monsieur Habibi.

Les nouvelles montrent la dure réalité du monde du travail en Iran. La République islamique d'Iran ne respecte pas ses engagements pris dans le cadre des conventions internationales de l'OIT, qui reconnaît le droit des travailleurs iraniens à établir leurs organisations indépendantes.

La détention de Monsieur Habibi est en violation des droits humains et syndicaux fondamentaux. À ce titre, nous vous demandons sa libération immédiate. De plus, en raison de la violation des mêmes droits, nous exigeons la libération immédiate et sans condition de tou·te·s les militant·e·s emprisonné·e·s, dont les syndicalistes Esmail Abdi et Mahmoud Beheshti, qui ont pour seul et légitime objectif la défense des droits des salarié·e·s.

Veuillez, Votre excellence, recevoir nos salutations respectueuses.

Confédération française démocratique du travail
Confédération générale du travail
Fédération syndicale unitaire
Solidaires
Union nationale des syndicats autonomes

Copie à :
Hassan Rohani, Président de la République islamique d'Iran
Sadegh Larijani, Chef de la magistrature
Ambassade de la République islamique d'Iran à Paris

La "Fashion Week" ne doit pas faire oublier les employé.e.s des hôtels de luxe

mer, 26/09/2018 - 17:06
Hôtels de prestige et économiques

La Cgt Hôtel de prestige et économiques a décidé d'une action pour rappeler, à l'occasion de la Fashion Week qui commence ce lundi, que les personnels « invisibles » des hôtels de luxe travaillent dans des conditions difficiles et dégradées.
A tel point que l'hôtellerie peine désormais à recruter, tant ce secteur a usé et abusé de la sous-traitance, du non respect du droit du travail et d'un moins disant scandaleux en terme de salaires...

Les deux syndicats CGT, US-CGT et CGT-HPE, ont donc appellé à la grève ce mardi 25 septembre 2018 et à un défilé, costumé, alternatif et festif à l'occasion de la Fashion Week, de la Place Vendôme pour une arrivée au Hyatt Madeleine, en passant par la rue de la Paix, devant le Park Hyatt Vendôme, puis devant le Grand Hôtel.

Transport collectif urbain - La contribution des usagers en question

mer, 26/09/2018 - 16:32
En direct de l'institutionnel

Malgré la croissance des coûts d'exploitation des transports collectifs urbains, la participation financière de leurs usagers diminue, constate le Commissariat général du développement durable. À l'heure des débats sur la gratuité, il rappelle les évolutions à l'œuvre depuis quinze ans dans les grandes agglomérations pour financer le fonctionnement des transports publics.

« Pour faire face à l'accroissement de la population urbaine, et par conséquent de la congestion automobile et des émissions polluantes qui en résultent, l'offre de transport urbain s'est fortement développée au cours des vingt dernières années », relève le CGDD. « La fréquentation des réseaux a suivi et les charges d'exploitation ont augmenté très rapidement, notamment dans les réseaux de province non équipés de métro ou tramway ; ceux-ci n'ont pas cherché à compenser la croissance de leurs dépenses par des augmentations tarifaires. »

Le coût total du transport urbain (somme des ressources des autorités organisatrices et des recettes du trafic des sociétés d'exploitation) s'est accru de 5,2 % en moyenne annuelle depuis 2000 en province et de 3,8 % en Île-de-France, la contribution relative des usagers a diminué dans tous les réseaux. Dans les réseaux dotés de métros ou de tramways, les recettes tarifaires et les dépenses d'exploitation, qui excluent les investissements, notamment en matériel roulant, en billettique ainsi que les gros travaux, se sont accrues à des rythmes comparables.

« Rapportées au nombre de voyages, les charges d'exploitation sont en 2015 de 1,38 euro à la RATP, de 1,51 euro dans les réseaux de province équipés de tramways et métros, de 2,20 euros dans les grands réseaux sans métro ou tramway, de 2,33 euros dans les réseaux de 50 à 100 000 habitants », détaille le CGDD. Les recettes tarifaires, elles, qui comprennent les ventes de billets et les abonnements représentaient en 2015 41 centimes dans les réseaux de 50 à 100 000 habitants, 39 centimes dans les grands réseaux non équipés de métros ou tramways et 68 centimes à la RATP.

L'étude du CGDD pointe une baisse de la couverture des charges d'exploitation par les recettes tarifaires entre 2000 et 2015 : ce taux de couverture est ainsi passé au cours de cette période de 31 % à 18 % dans les réseaux de 50 à 100 000 habitants, de 33 % à 18 % dans ceux sans métro ou tramway et de 37% à 32 % dans ceux qui en sont équipés. Seule la RATP bénéficie encore d'un taux de couverture important, malgré une baisse de cinq points en quinze ans (49 % en 2015 contre 54 % en 2000).

En 2015, les usagers finançaient 38 % du coût total en Île-de-France, qui s'élevait à 9,4 milliards d'euros. En province, où ce coût était de 7,3 milliards d'euros, leur part était de 20 % dans les réseaux dotés de métro et de tramway et de 12 % dans ceux qui n'en étaient pas équipés.

Du coup, la participation des collectivités publiques dans les dépenses des autorités organisatrices s'accroît. « Pour assurer l'équilibre financier des opérateurs de transport collectif urbain, les autorités organisatrices leur versent des subventions d'exploitation ou d'équilibre et par ailleurs des compensations tarifaires lorsqu'elles imposent des tarifs sociaux pour certaines catégories d'usagers » rappelle le CGDD. « Comme les recettes commerciales des opérateurs croissent moins rapidement que leurs dépenses d'exploitation, les autorités organisatrices sont de plus en plus sollicitées. »

Les principales ressources de ces dernières sont le versement transport et la participation des collectivités (communes, ou regroupements de communes sur leurs budgets annuels, éventuellement départements, régions, État, voire Union européenne). En 2015, les ressources des autorités organisatrices de province de plus de 50 000 habitants étaient d'environ 6,1 milliards d'euros contre 1,9 milliard en 1995. Le versement transport (VT) en représentait environ 61 % (contre 69 % dix ans plus tôt). Dans les ressorts territoriaux sans métro et tramway de plus de 100 000 habitants, la part du VT dépassait les 68 % et représentait 51 % dans ceux de 50 à 100 000 habitants. Hors recettes du trafic, les ressources d'Île-de-France Mobilités s'élevaient à 5,9 milliards d'euros et le VT en représentait 64 %.

Promesse de campagne devient réalité. Après l'avoir expérimenté le week-end et les jours fériés, la communauté urbaine de Dunkerque fait un pas de plus en passant depuis le 3 septembre 2018 à la gratuité sept jours sur sept de son réseau de bus. Lors des dernières municipales, celui qui fut élu maire de Dunkerque et président de sa communauté urbaine en avait fait un axe fort et défendu la gratuité du bus pour « provoquer un choc favorable au transport en commun » et « rendre du pouvoir d'achat aux habitants ».

Les recettes de billettique ne sont pas négligeables. La perte sèche liée à leur abandon n'est pas jugée insurmontable. Le manque à gagner de 4,5 millions d'euros par an, soit 10% du coût global du réseau, a été compensé grâce à un arbitrage budgétaire (annulation d'un projet d'équipement sportif). Quant à la tarification sociale, elle y est déjà en place. « Ancienne et avancée, celle-ci a sans doute facilité la logistique du passage à une gratuité partielle puis complète. D'un point de vue économique, la CUD n'a jamais pu compter sur des recettes commerciales substantielles. Cette tradition ancrée de tarification progressive en fonction du statut et du revenu des passagers peut en partie expliquer que le passage à la gratuité n'ait pas produit de véritable levée de boucliers de la part des acteurs locaux en charge des transports publics. »

Instaurée ces dernières années dans une trentaine d'agglomérations initialement de taille réduite (moins de 30.000 habitants), la gratuité s'est étendue peu à peu à des agglomérations plus importantes comme Gap, Vitré, Compiègne, Châteauroux, Castres-Mazamet, Aubagne, récemment Niort et dernièrement Dunkerque, la plus grande agglomération à rendre gratuits ses transports en commun. Cette mesure choc et très politique refait surface et d'autres grandes agglomérations, comme Amiens et Grenoble, y réfléchissent. Serait-ce un enjeu fort des prochaines municipales du printemps 2020 ?

Une mini-révolution dans un secteur globalement hostile à la gratuité totale, sensible au fait de remettre l'usager au centre mais sans dépasser ce qui reste considéré comme une ligne rouge. Cette tentation de la gratuité, les opérateurs de transports (UTP), les associations d'élus (Gart) ou d'usagers (Fnaut) la dénoncent régulièrement d'une voix commune. Ils pointent un risque de dégradation de l'offre avec la baisse des subventions publiques.

Dans une note de position réactualisée fin 2017, le Groupement des autorités responsables des transports (Gart) recense une vingtaine de réseaux ayant fait le choix de la gratuité totale, soit « une minorité sur plus de 300 autorités organisatrices de la mobilité ». Il relève que la question continue de « s'inviter dans les débats tout particulièrement lors des grands rendez-vous électoraux » et qu'un nombre croissant d'agglomérations s'y mettent, majoritairement de moins de 50 000 habitants. Il appartient à chaque élu de choisir, en vertu de la libre administration des collectivités. « Le budget transport est déjà le premier budget dans la plupart des agglomérations. Si on instaure la gratuité, il faut l'augmenter de 30 %. Dans ce cas, soit on augmente les impôts pour compenser, soit on baisse les investissements, ce qui entraîne une dégradation du service ». « La gratuité revient à faire payer le contribuable à la place de l'usager », ce qui ne paraît pas « juste ». L'association d'élus introduit une nuance dans son refus d'encourager cette pratique : elle serait éventuellement « pertinente dans certains réseaux où les recettes tarifaires sont très faibles, voire inférieures au coût de la perception, mais ne peut être généralisable à l'ensemble des territoires ». Il lui est préféré le développement de tarifications sociales ou solidaire permettant aux personnes qui ont peu de moyens d'accéder facilement aux transports en commun.

Une étude réalisée par une association de chercheurs et le cabinet d'études Vigs se présente comme « une contribution scientifique au débat sur la gratuité », sur son impact pour les usagers et les territoires. C'est aussi un véritable guide destiné aux collectivités qui s'intéressent au sujet. Les effets positifs de la gratuité y sont décryptés : incitation à abandonner la voiture, évolution de la fréquentation (notamment dans les villes pionnières, croissance du nombre de voyageurs en partie due à une sous-utilisation du réseau avant sa mise en gratuité), développement de la mobilité et du lien social, diversification de la clientèle (plus de familles), allègement du budget des ménages en difficulté, transformation des pratiques (baisse des incivilités, réactions des chauffeurs), dynamisation de centre-ville en déclin…

L'étude ne fait l'impasse ni sur les villes qui l'ont testée puis jeté l'éponge (Colomiers en Haute-Garonne, Compiègne dans l'Oise), ni sur « les sérieux défis et incertitudes que la gratuité pose dans deux domaines » : la viabilité économique de la mesure dans un contexte de recettes déjà « sous pression » et de coûts de fonctionnement qui augmentent, et la lourde restructuration que cela impose pour l'exploitant « à la fois dans le reclassement de ses agents de maîtrise mais aussi dans l'évolution des pratiques du métier ». Par ailleurs, des pistes de recherche sont listées et donnent de la matière à creuser pour les années à venir.

Hostile à la gratuité pour tous des transports urbains, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) a défendu ce 13 septembre son argumentaire et déconstruit un par un les arguments avancés par les partisans de cette mesure « idéologique mais qui ne correspond pas à la demande sociale ». L'offre de transports est jugée « très médiocre » dans les villes qui adoptent la gratuité pour tous et sur l'ensemble du réseau. Médiocre, c'est-à-dire « sans transport collectif en site propre et avec de faibles fréquences ». L'offre de transports, peu coûteuse dans ce cas pour la collectivité locale, génère aussi de faibles recettes de billettique.

La Fnaut reconnaît que la gratuité a une « bonne image de marque » et certains avantages comme le fait de faciliter le travail des conducteurs. Valables à court terme, ils le seraient moins à moyen terme. La hausse de la fréquentation est souvent mise en avant mais elle est souvent estimée, non mesurée et pour l'augmenter, mieux vaut améliorer l'offre, par exemple en musclant les fréquences, la vitesse commerciale, le confort à bord ou en revoyant les priorités de circulation.

L'utilité de la gratuité est aussi remise en cause dans la clientèle qu'elle attire : des captifs, des piétons, des cyclistes mais pas massivement des automobilistes (report modal). Par ailleurs, la corrélation entre le prix du billet et le niveau de fréquentation du réseau n'est pas certaine.

Résumé en une phrase, le constat serait le suivant : « Malgré ses apparences séduisantes à court terme, la gratuité est une fausse bonne idée car, à moyen terme, ses effets pervers desservent les intérêts des usagers et de la collectivité. » À l'heure où les moyens financiers des collectivités diminuent « alors que les besoins de transport public croissent », cette gratuité « monopolise les ressources nécessaires pour investir et renforcer l'offre ».
L'association déconseille aux élus de se lancer, même dans les petites agglomérations.

(Source : caisse des dépôts et consignation)

Calendrier Cgt

mer, 26/09/2018 - 16:09

Du ou avec le pôle "Activités en territoires" confédéral :
• 27 septembre : rencontre des comités régionaux à Montreuil
• 22 et 23 novembre : rencontre des comités régionaux à Dijon
• 17 janvier 2019 : rencontre nationale des mandatés cgt dans les Ceser et au Cese avec la participation de Philippe Martinez à Montreuil (salle du CCN).

Diverses initiatives CGT dans les territoires :
• 27 et 28 septembre : rencontre régionale des unions locales d'Aquitaine
• 2 octobre : rencontre CGT sur la métropole du Grand Paris
• 2 et 3 octobre : initiative Jeunes en Occitanie
• 17 octobre : colloque en Occitanie sur le devoir de vigilance et agir pour une plate-forme revendicative commune Airbus et sous-traitants
• 18 octobre : rencontre des syndicats CGT de Bretagne sur l'activité CGT en territoires
• 15 novembre : assises CGT de la mer à Brest

Des conférences régionales sont annoncées :
• 26 septembre : Alsace
• 9 au 11 octobre : Pays de la Loire
• 20 novembre : constitutive du comité régional Grand Est
• 3 et 4 octobre 2019 : constitutive du comité régional Nouvelle Aquitaine à l'issue de la conférence commune Aquitaine Limousin Poitou-Charentes

Pour en savoir plus : territoires@cgt.fr


Formation syndicale 2018 organisée par le pôle Territoires confédéral :

• Dialogue social territorial : 26 au 28 novembre à l'ISST de Bourg-la-Reine
• Mandatés Ceser 2e module : 10 au 12 décembre à Courcelle

Pour s'inscrire : territoires@cgt.fr

La proximité avec une métropole : entre atout et handicap pour les territoires voisins

mer, 26/09/2018 - 16:02
Informations diverses

Quatre étudiants de l'école urbaine de Sciences Po Paris ont établi une analyse comparée entre les métropoles de Lille, Toulouse et Nantes dans leurs coopérations avec les territoires voisins, questionnant la perception qu'élus et cadres administratifs ont de ces relations.

Trois configurations métropolitaines ont été retenues.

Le système toulousain est intéressant car le « terrain offre l'exemple d'une métropole à la ville-centre prédominante [...] et intégrée au cœur d'un système en étoile avec des transferts importants, notamment de masse salariale ». Il fédère 37 communes, 746 900 habitants, 435 300 emplois, 1 630 habitants/km2, 458 km2. Le budget en 2017 était de 1,241 milliard d'euros.

Souvent cité comme un écosystème territorial propice à la coopération, qui explique en partie sa bonne résilience à la crise économique de 2008, le bassin métropolitain nantais compte quant à lui 24 communes, 619 200 habitants, 331 900 emplois, 1 183 habitants/km2, 523 km2. Son budget en 2017 était de 1,2 milliard d'euros, dont 436 millions d'euros consacrés à l'investissement. Selon le rapport de France Stratégie, la métropole partage sa dynamique d'emploi avec les territoires qui l'entourent.

Enfin, Lille et son archipel urbain et industriel pèsent plus lourd : 90 communes, 1 139 900 habitants, 509 800 emplois, 1 760 habitants/km2, 648 km2. Son budget était de 1,125 milliard d'euros en 2017. La métropole lilloise présente « un intérêt indéniable pour observer la mise en place de stratégies coopératives dans un contexte a priori institutionnellement fragmenté et économiquement fragilisé », notent les auteurs, qui évoquent une image de « métropole à dynamique auto-centrée ».

Souvent cités par les personnes interviewées dans le cadre de cette étude, les schémas de planification, les instances de dialogue, les agences d'urbanisme, les contrats et les institutions pouvant servir de médiateur (telles que la région ou le département) ainsi que les syndicats mixtes apparaissent comme les principaux instruments de coopération.

Les quatre étudiants ont démontré que le contexte historique local joue un rôle capital dans la manière dont les acteurs s'approprient ces outils. Ainsi à Nantes, la Loire a façonné un ensemble commercial complémentaire entre un arrière-pays agricole fournisseur en denrées alimentaires et le port de Saint-Nazaire, ouverture atlantique permettant leur exportation. À Toulouse, l'élément marquant est plutôt la couronne de villes moyennes situées à une heure de la métropole qui a conduit à ce système en étoile structuré en partie par l'industrie aéronautique et l'implantation de sous-traitants à Rodez, à Figeac, ou dans le département du Gers. À Lille, le caractère transfrontalier de la ville oriente une partie des échanges vers l'Europe mais le système urbain est indissociable de son histoire industrielle et du bassin minier.

Les auteurs de l'analyse comparée relèvent aussi que « les discours sur l'affirmation des fonctions métropolitaines » font « l'objet ou pas d'une appropriation plus ou moins forte de la part des territoires avoisinants ». À Nantes, « l'alliance des territoires », portée par la présidente de la métropole, s'est largement diffusée, notamment au sein du pôle métropolitain Nantes-Saint-Nazaire. À Toulouse, mais aussi et surtout à Lille, l'argumentaire sur la centralité de la métropole et le renforcement des fonctions métropolitaines supérieures fait l'objet d'une plus grande prudence de la part des acteurs locaux.

L'étude s'attèle également à la question des déplacements réguliers entre métropoles et territoires alentours, qui soulèvent le problème de « la démocratie du sommeil ». Il s'agit d'après l'étude « de l'inadéquation entre zones économiques productives et résidentielles, ce qui pose la question du rééquilibrage économique entre communes de résidence et d'activité ». « L'accueil des populations provenant de la métropole pose en effet des questions très différentes pour les territoires périphériques selon qu'il s'agit de ménages modestes, chassés par un foncier élevé, ou de cadres métropolitains attirés par des espaces périurbains ou ruraux », concluent les auteurs.

Concernant les métropoles, rien n'est automatique. L'étude tord le cou à quelques idées reçues. Notamment celle selon laquelle un soutien à la croissance des métropoles va naturellement de pair avec un rayonnement de leur dynamisme sur les territoires voisins, par effet d'entraînement. Postulat qui était pourtant le point de départ de la loi Notre (2015) ou de la signature du pacte État-métropoles (2017). Cet effet, loin d'être systématique, serait même globalement limité, selon les travaux du laboratoire de recherche ÉconomiX relayés par une note de France Stratégie publiée en novembre 2017.

(Source : Caisse des dépôts et consignations)

Services à la personne : 1,1 million d'emplois en déshérence

mer, 26/09/2018 - 15:57
Informations diverses

La direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail publie une étude intitulée : « Les salariés des services à la personne : comment évoluent leurs conditions de travail et d'emploi ? » Ce travail apporte un éclairage très évocateur sur les raisons des difficultés de ce secteur, notamment en termes de recrutement et d'attractivité professionnelle.

Le secteur des services à la personne emploie environ 1,1 million de salariés. Il comprend des métiers très divers, recouvrant principalement les activités de garde d'enfants, d'assistance aux personnes âgées ou dépendantes, ou d'entretien ménager réalisées au domicile de la personne ou dans l'environnement immédiat de son domicile.

L'emploi s'y exerce sous deux formes distinctes : soit en emploi direct (recrutement par des particuliers, qui concerne 65 % des salariés), soit par le biais d'organismes prestataires (26 %), 9 % des salariés intervenant selon les deux modes.

Ce secteur, où l'emploi progressait jusqu'alors de 4 % par an en moyenne, a connu un coup d'accélérateur avec le plan Borloo de 2005, qui s'est traduit par une hausse de l'emploi de 8 % par an entre 2005 et 2008. Mais, depuis 2009, l'emploi comme l'activité dans les services à la personne est en berne, avec une baisse annuelle moyenne de l'emploi de l'ordre de 1,0 % entre 2009 et 2015 et de - 1,3 % pour les heures travaillées.

L'évolution de l'emploi dans les services à la personne est toutefois moins défavorable que celle de l'ensemble des services aux particuliers (- 2,2 %).
Cet écart s'explique sans doute par le fait qu'une partie des emplois des services à la personne est largement socialisée par des prestations des départements (APA et PCH) ou des CAF (Paje et autres aides aux modes de garde individuels).

L'évolution des emplois dans les services à la personne est en revanche plus défavorable que celle de l'ensemble de l'emploi dans l'économie, qui est resté stable sur la période.

En termes de profil des salariés, le secteur des services à la personne se caractérise par une forte proportion de femmes (87,3 % contre 50,1 % pour l'ensemble des salariés), plus âgées (moyenne d'âge de 46 ans contre 41 ans pour l'ensemble de la population active) et comptant une forte proportion de personnes nées à l'étranger (14,5 %). La moyenne d'âge élevée est d'autant plus à signaler que les emplois des services à la personne sont souvent physiquement contraignants (notamment pour les salariés qui interviennent auprès de personnes âgées ou handicapées).

Autre particularité du secteur : ces salariés comptent en moyenne trois employeurs simultanés, ce qui suppose des interventions dans des lieux diversifiés.

En 2014, les salariés des services à la personne ont perçu, en moyenne, 8 200 euros nets, dont 5 200 euros nets au titre de leur activité dans ce secteur. Ces chiffres s'expliquent par le fait que 53 % des salariés des services à la personne indiquent, pour expliquer un travail à temps partiel, n'avoir pas pu trouver d'emploi à temps plein, contre 42 % pour l'ensemble de la population en emploi salarié. Le tiers des salariés du secteur déclarent d'ailleurs souhaiter travailler davantage.

Si ces revenus des salariés des services à la personne sont modestes, ils ont néanmoins progressé plus rapidement que pour le reste des salariés : + 11 % entre 2010 et 2014, contre + 6 % pour l'ensemble de la population active. Sur cette période, la progression est plus forte pour les salariés de particuliers employeurs (+ 14 %) que pour ceux d'organismes prestataires (+ 7 %).

Cette progression ne suffit toutefois pas à améliorer l'image et l'attractivité de ces métiers. Dans le même temps, la part des horaires atypiques a en effet progressé, surtout pour les salariés d'organismes prestataires.

Les salariés du secteur sont également davantage touchés par des problèmes de santé : 6 % se déclarent en mauvaise santé, 28,6 % disent avoir des problèmes de santé durables ou être en situation de handicap ou de perte d'autonomie (5,9 %). Ces taux sont respectivement de 3 %, 19,9 % et 3,6 % chez l'ensemble des salariés.

En conclusion, l'étude dresse une typologie des salariés des services à la personne. Le premier groupe rassemble ceux dont l'activité dans les services à la personne est l'activité principale, de manière durable (78 % de l'ensemble). Ils sont peu concernés par les horaires atypiques, sont majoritairement âgés de plus de 50 ans et ont des horaires stables. Le second groupe (15 %) comprend les salariés qui cumulent les contraintes de travail. Enfin, le troisième groupe (7 %) correspond à ceux dont l'activité dans les services à la personne constitue un emploi d'attente ou d'appoint.

Pour aller plus loin :

(Source : Caisse des dépôts et consignations)

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