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Affaire Téfal : La Cour de Cassation annule la condamnation de Laura Pfeiffer !

ven, 19/10/2018 - 11:59

Condamnée notamment pour violation du secret professionnel par la cour d'appel de Chambéry, l'inspectrice du travail, Laura Pfeiffer, a vu sa condamnation annulée dans un arrêt rendu par la Cour de Cassation, renvoyant l'affaire devant la cour d'appel de Lyon.

Justice

Comme le souligne l'intersyndicale du ministère du travail dans son communiqué daté du 17 octobre 2018 : « Ce jugement est un désaveu cinglant pour Tefal ». Après une audience tenue le 5 septembre dernier, la Cour de Cassation vient d'annuler la condamnation prononcée par la cour d'appel de Chambéry à l'encontre du salarié ayant transmis les documents et l'inspectrice du travail Laura Pfeiffer.

Leur jugement n'étant pas fondé en droit, la Cour de Cassation a renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Lyon, afin qu'elle puisse être de nouveau jugée sur le fond, à la lumière de la dernière loi censée protéger les lanceurs d'alerte. La reconnaissance du statut de lanceur.euse d'alerte, tant pour le salarié ayant transmis les documents, que pour l'inspectrice du travail Laura Pfeiffer, est une première victoire. En attendant que la relaxe soit prononcée pour Laura, qui supporte depuis 2013 la pression instaurée par Téfal et relayée par le ministère du travail, nos syndicats organiseront la mobilisation à l'occasion du prochain procès en appel.

La CGT SNTEFP, entre autres, continue d'exiger une condamnation publique des agissements de Téfal par le ministre du Travail, appelant les collègues dans les services à s'organiser collectivement pour résister aux menaces et sanction, pour une inspection du travail indépendante du pouvoir politique et du patronat.

Pour en savoir plus sur l'affaire Téfal, c'est ici !

18 octobre : mobilisations partout en France pour défendre les retraites

jeu, 18/10/2018 - 14:51

Depuis maintenant plusieurs mois la colère des retraités ne faiblit pas. Après la hausse de la CSG, se sont de nouvelles attaques contre leur pouvoir d'achat qui se profilent.

Retraites


Ce 18 octobre, à l'appel des syndicats de retraités CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, la Fédération générale des retraités de la fonction publique, les associations LSR et Ensemble et solidaire, appellent à des mobilisations partout en France pour défendre les retraites.

En effet, les orientations contenues dans le projet de financement de la Sécurité sociale concernant l'avenir des retraites seront lourdes de conséquences sur le pouvoir d'achat des retraités.

La carte des mobilisations

Et pour aller plus loin

« Main basse sur l'énergie » : un film éloquent sur la privatisation du secteur

mer, 17/10/2018 - 16:54

Depuis 2007, le secteur de l'énergie est entièrement ouvert à la concurrence, mais ce projet de démantèlement du service public incarné par EDF remonte en réalité à la fin des années 90, avec la mise en place d'une série de lois libérales.

Énergie

Hausse exponentielle des factures et accroissement de la précarité énergétique ne sont que la partie visible de l'iceberg et ne doivent pas éluder « le vaste hold-up » qui se déroule sous nos yeux, remplissant les poches d'une infime minorité.

Face aux risques de la marchandisation de l'énergie, il faut réaffirmer la nécessité de revenir à un vrai service public de l'énergie, qui œuvre à l'intérêt général. Ce projet, c'est celui que porte la Fédération nationale CGT des mines et énergies (FNME-CGT, comme le souligne son secrétaire général : « Le droit à l'énergie est tout simplement un droit à la dignité et à la vie. […] C'est en cela qu'il fonde la démarche CGT. »

Ainsi, « Main basse sur l'énergie » se propose de visiter, à travers six épisodes inspirés du feuilleton culte des années 60 « Les Incorruptibles », les années passées où a prospéré une mafia de l'énergie. Ses nouveaux gangsters, ses politiciens plus ou moins véreux et ses résistants : les nouveaux Eliot Ness, garants d'un service public de l'énergie plus que jamais indispensable.

Cliquez ici pour regarder les 6 épisodes du film !

À l'heure de choix politiques majeurs pour des enjeux économiques cruciaux

mer, 17/10/2018 - 15:17
AVENIR DE L'AFPA

Demain 18 octobre 2018, la direction générale de l'AFPA et le président de son Conseil d'Administration présentent en même temps, l'une au Comité Central d'Entreprise, l'autre au Conseil d'Administration, « un projet de réorganisation de l'AFPA ».
Cette réunion « zéro » préfigure la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui devrait supprimer des emplois par centaines, avec des fermetures de centres, instaurant une politique de mobilité généralisée tant géographique que professionnelle pour les salariés qui resteront, suite à une réorientation d'une partie de l'activité historique de formation professionnelle vers de l'accompagnement.
Ce qui a prévalu jusqu'à présent était principalement d'ordre économique et financier. Ainsi, l'approche de la direction générale, du président et des tutelles qui font pression est de réduire drastiquement ce qui est considéré comme des charges, au premier rang desquelles la masse salariale.
Par contre, peu d'ambition pour relever le niveau d'activité dans la formation professionnelle des demandeurs d'emplois qui s'effondre, avec des pertes très conséquentes de parts de marché avec les conseils régionaux.
Pour la CGT, l'urgence véritable est de répondre à la question politique : quelle AFPA veut-on et pour quoi faire ?
Car le pays se trouve confronté à des enjeux économiques cruciaux à la croisée entre :
• la réindustrialisation, la production en proximité (circuits courts, etc.) ;
• le développement durable ;
• un aménagement du territoire garant d'un développement équilibré face à la métropolisation ;
• les transitions écologiques, énergétiques, numériques ;
• la transformation du travail et des métiers ;
• le défi climatique ;
• les métiers rares et émergents.
Répondre à ces défis nécessite des choix politiques d'envergure.
Pour la CGT, il va falloir investir lourdement et durablement dans la formation professionnelle qualifiante pour réussir à les relever. Les pouvoirs publics disposent au sein du service public de l'emploi (SPE) d'un bras armé qui a fait la démonstration de son efficacité sociale depuis plus de 70 ans. Ce n'est pas en procédant à une sévère amputation de ses moyens opérationnels que l'AFPA pourra assumer ses missions de service public telles qu'elles sont (im)posées par la loi.
Tout au contraire, la CGT propose 4 axes pour reconstruire une AFPA capable de former citoyens et travailleurs dans de bonnes conditions :
1. répondre à l'exigence de « à chacun selon ses besoins » et sortir du principe libéral du « à chacun selon ses droits acquis ». Le compte personnel de formation (CPF) tel que construit actuellement est un piège encore plus cruel pour les plus éloignés de l'emploi ;
2. dans cet esprit, l'AFPA doit avoir les moyens d'identifier et de répondre aux problématiques et spécificités de chaque personne accueillie.
3. valoriser le « chemin parcouru » par chaque personne formée entre sa situation de départ et celle atteinte à l'issue du parcours de formation. Par la qualité du service rendu à ses usagers, garantie par du personnel pérenne et qualifié, l'AFPA pourra rendre compte de son utilité sociale et de son efficacité ;
4. sortir des appels d'offres régionaux. D'autres modalités de contractualisation sont possibles et devraient être mise en œuvre par les régions.

Pour la CGT, l'AFPA est un Organisme Public qui doit permettre de répondre aux enjeux économiques cruciaux par la formation professionnelle qualifiante de qualité. Mais, cela nécessite des choix, des décisions et des engagements politiques de long terme qui dépassent très largement les décisions économiques de court terme prise par ses dirigeants.
La CGT refuse toute décision de la direction consistant à licencier des salariés et à liquider des centres de formation.
Elle appelle les salariés et les usagers à se mobiliser partout pour la défense des centres AFPA et l'accès à une formation qualifiante de toutes et tous.

Montreuil, le 17 octobre 2018

Des propositions pour éradiquer la pauvreté

mar, 16/10/2018 - 17:13

À l'occasion de la journée internationale du refus de la misère, qui aura lieu mercredi 17 octobre 2018, la CGT, avec d'autres dont ATD quart-monde, sera rassemblée au Trocadéro. Une conférence de presse se tenait ce mardi 16 octobre au siège de la CGT, à Montreuil, dans le but d'exposer les propositions de la CGT afin d'« agir pour éradiquer la pauvreté ».

Précarité

La CGT n'agit pas seulement le 17 octobre contre la misère et la pauvreté. Cette dernière est présente toute l'année aux côtés des populations en difficulté, engagée seule ou avec des organisations. À travers des luttes en territoire, dans les professions : pour une société solidaire et pour le progrès social.

En France, 8,8 millions de personnes, soit 14% de la population, vivait sous le seuil de pauvreté monétaire avec moins de 1 026 euros par mois en 2017. Or, les orientations budgétaires, à travers le Projet de Loi de Finance 2019, sont en contradictions avec les ambitions du gouvernement, puisqu'elles prévoient la suppression de 2 100 conseillers CAF, de 800 conseillers de pôle emploi, ainsi que de 70 000 fonctionnaires.

Seuls le droit au travail, l'accès à une éducation, une formation tout au long de la vie, un emploi de qualité bien rémunéré et l'accès aux droits de tous peuvent s'inscrire dans une lutte efficace contre les inégalités, la précarité, l'exclusion et la pauvreté et participer à une société juste et démocratique.

La CGT demeure aujourd'hui la seule organisation syndicale à organiser les chômeurs au moyen de comités de privés d'emploi et précaires, faisant fi de la théorie gouvernementale des « insiders » et « outsiders ».

Pour la CGT :

  • éradiquer la pauvreté, c'est permettre aux personnes éloignés de l'emploi de se réinsérés ;
  • éradiquer la pauvreté, c'est tenir compte qu'un tiers des personnes sous le seuil de pauvreté sont des personnes en activité ;
  • éradiquer la pauvreté, c'est revaloriser les pensions des retraités, puisque plus d'un million d'entre eux sont sous le seuil de pauvreté ;
  • éradiquer la pauvreté, c'est tenir compte qu'un étudiant sur deux est obligé de travailler pour financer ses études.

La CGT défend un projet de société visant l'intérêt des populations, favorisant un égal accès de tous aux droits fondamentaux inscrits dans constitution. Partant du principe que chacune et chacun doit avoir une place dans la société, le travail représente un des vecteurs essentiel de l'émancipation et de l'autonomie des individus.

Pour en savoir plus, voici l'intégralité des propositions de la CGT pour éradiquer la pauvreté :

GM&S : la cour d'appel donne raison aux salariés en annulant le PSE

mar, 16/10/2018 - 14:26

C'est une victoire pour les salariés de GM&S et leur syndicat CGT qui, par jugement du 12 octobre de la cour administrative d'appel de Bordeaux, ont vu le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qu'ils dénonçaient annulé. En l'espèce, seuls 120 des 277 salariés de l'entreprise avaient gardé leur emploi.

Justice

La Fédération de la Métallurgie CGT salut le courage des salariés et l'investissement du syndicat CGT. Ces derniers ont démontrés, par la voix juridique, qu'ils étaient en droit de contester ce PSE. Cette décision est porteuse d'espoir pour les salariés et ex-salariés, en ce qu'elle constitue une victoire du droit. Par ailleurs, elle souligne également le fait que nous avions raison !

Le combat continue, puisque les salariés ont aussi saisi le tribunal de grande instance de Guéret pour « abus de position dominante » de Renault et PSA. Alors qu'aujourd'hui l'usine est quasi déserte et les chaines de montage à l'arrêt, les promesses écrites de Renault et Peugeot qui s'étaient engagés sur 22 millions d'euros de commandes annuelles jusqu'en 2021 ne sont pas tenues !

Accidents ferroviaires mortels : il faut que cela cesse !

lun, 15/10/2018 - 16:45

Après l'accident mortel survenu le 10 octobre entre Capvern et Tarbes, ayant entrainé la mort de 2 cheminots, la famille cheminote est une nouvelle fois touchée, suite au décès d'un collègue du service électrique de Paris Saint-Lazare, heurté par un train mercredi 10 octobre vers 22 h 30. Nos premières pensées vont à la famille et aux proches des victimes. La Fédération CGT des cheminots mettra tout en œuvre afin que la lumière soit faite sur les circonstances de ces deux accidents survenus le 10 octobre 2018.

Transport

Sans présager des circonstances exactes de l'accident et des conclusions de l'enquête, la Fédération CGT des cheminots exprime sa stupeur et sa tristesse suite à ce nouveau drame qui endeuille la famille cheminote.

Le milieu ferroviaire demeure dangereux, ce qui souligne l'importance de l'application de règles strictes, de formations initiales et continues de haut niveau. De bonnes conditions de travail sont également indispensables pour assurer la sécurité des personnels et des usagers.

À l'heure où le « pacte ferroviaire » imposé par le gouvernement continue de s'écrire ;
À l'heure où le président Pépy continue de dire tout le mal qu'il pense du service public ferroviaire et des cheminots, s'acharnant à détruire l'emploi par des suppressions massives (en cours et à venir) ;
À l'heure où le président Jeantet annonce l'accroissement de la sous-traitance concernant la maintenance des infrastructures, entrainant l'abaissement des règles de sécurité ;

La Fédération CGT des Cheminots redit que les choix opérés ne sont pas les bons. Elle réaffirme ici toute son émotion et assure son soutien aux familles, aux collègues, aux proches de cheminots touchés par ce tragique évènement. La Fédération CGT des Cheminots mettra tout en œuvre afin que la lumière soit faite sur les circonstances de ces accidents.

Lutter contre le réchauffement climatique implique une rupture avec le système capitaliste

jeu, 11/10/2018 - 18:05
NOUVELLE ALERTE DU GIEC

Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC) a publié son nouveau rapport sur les conséquences irréversibles pour l'humanité et la biodiversité du réchauffement climatique s'il n'était pas contenu en deçà de 1,5°C.
Pour tenir cet objectif, les trajectoires d'émissions devront baisser de 45% en 2030 et atteindre la neutralité carbone autour de 2050.
Les scénarios envisagés ne sont pas simples. Les quatre examinés font varier les hypothèses de demande énergétique, d'efficacité énergétique, d'utilisation de techniques comme le captage et stockage de Co2...
Ce qui conduirait à de fortes transformations par secteurs :
• concernant l'énergie, tous les scénarios impliquent une forte baisse du charbon (de -73 à -97% d'ici 2050 dans la part de production d'énergie primaire), de pétrole (de -32 à -87%). Pour le gaz, seul un scénario prévoit une hausse, les autres tablant sur une forte baisse (de -48 à -74%). Le nucléaire dans la production d'énergie primaire passe de +98 à 468%.
• concernant l'électricité, la part des énergies renouvelables varie de 63 à 81% en fonction des scénarios.
• Industrie : les émissions de CO2 devraient être réduites de 75 à 90% en 2050.
• Villes et Infrastructures : un changement des pratiques dans l'aménagement des territoires ; pour les bâtiments, la part d'électricité dans la demande devrait diminuer de 55 à 75% en 2050 ; pour les transports, la part de l'énergie finale basses émissions devrait passer de 5% en 2020 à 35 à 65% en 2050.
• Utilisation des Terres : convertir des terres dédiées au pâturage et aux cultures vivrières vers des cultures énergétiques ainsi qu'augmenter la surface des forêts de 10 millions de km2 d'ici à 2050.

Or, le 9 octobre, le Conseil Environnement de l'UE des 28 États a échoué à relever l'ambition climat de l'Europe (réduire de 45% et non plus de 40% les émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030).
Il s'agit d'un mauvais signal lancé par les décideurs politiques pour celles et ceux qui attendent des actions concrètes pour contenir le réchauffement climatique. Par contre, cet échec du Conseil Environnement répond pleinement aux attentes de Pierre Gattaz, nouvellement à la tête de Business Europe (le Medef européen), qui s'est opposé à relever l'ambition climat de l'Europe, argumentant que la compétitivité des entreprises allait être pénalisée (cette fameuse compétitivité des entreprises qui ne sert qu'à engranger des dividendes !). Et là est finalement le problème !
Comment envisager une modification profonde de notre société qui réduirait son empreinte carbone, ses émissions de gaz à effet de serre, protégerait la biodiversité, lorsqu'il n'est jamais évoqué de rompre avec le type de développement qui a généré ces conséquences ?
Tant que le profit primera sur la réponse aux besoins, que les intérêts privés primeront sur l'intérêt commun des populations, le libre-échange et la concurrence sur la coopération internationale, tant que les décideurs politiques seront à la solde du grand capital, ne nous racontons pas d'histoires verdissantes !
Le rapport du GIEC conforte les analyses de la CGT sur la nécessité de prendre sans délai les mesures qui permettront de rendre la planète vivable pour tous.
Concernant notre pays, cela signifie mettre en place un autre mode de développement avec une réindustrialisation pour rapprocher la production des besoins, favoriser une économie plus circulaire avec une véritable valorisation de la matière.
Une meilleure efficacité énergétique, cela concerne l'isolation des bâtiments en tenant les objectifs et la qualité mais, aussi, la question des transports, alors qu'aujourd'hui les émissions de GES de la France sont reparties à la hausse. Cela conforte la bataille des cheminots autour du fret ferroviaire, du développement des lignes ferroviaires et des transports collectifs du quotidien.
Sur la production d'énergie, le rapport du GIEC confirme, dans tous ses scénarios, la nécessité d'utiliser l'énergie nucléaire avec les énergies renouvelables pour passer le cap. La France qui possède des compétences en la matière a donc une responsabilité particulière. D'ailleurs, les énergéticiens mènent bataille pour donner un avenir à une filière nucléaire de haut niveau.
Dans tous ces domaines, la recherche et les investissements sont la pierre angulaire de bien des problèmes, alors que notre pays est à la traîne en la matière.
Plus que jamais, les enjeux climatiques impliquent des décisions énergiques et démocratiques de notre pays et donc encore plus de maîtrise publique et d'appropriation sociale. La transition juste et solidaire doit se traduire en actes, pas en paroles !
C'est le chemin inverse que trace le gouvernement, comme dernièrement dans la loi Pacte.

Montreuil, le 11 octobre 2018

L'heure est à la mobilisation !

mer, 10/10/2018 - 22:19
Retraites

L'heure est à la mobilisation !

mer, 10/10/2018 - 22:09

Catherine Perret, dirigeante Cgt, revient sur la réunion multilatérale qui se déroulait ce mercredi 10 octobre, lors de laquelle Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, a présenté le bilan de la première phase de concertation sur la réforme systémique des retraites.

Retraites

Lire aussi le communiqué de la CGT « Quand c'est flou… c'est qu'il y a un loup ! »

Quand c'est flou… c'est qu'il y a un loup !

mer, 10/10/2018 - 16:58
MULTILATÉRALE HAUT-COMMISSARIAT AUX RETRAITES DU 10 OCTOBRE 2018

Le haut-commissaire aux retraites a réuni les organisations syndicales de salariés et d'employeurs le 10 octobre pour un bilan de la 1ère phase de concertation sur la réforme systémique des retraites.
Face aux risques que comporte une réforme aussi radicale, en particulier, pour les salariés les plus fragiles (carrières hachées, CDD, temps incomplet de nombreuses femmes salariées, etc.), le gouvernement allonge les délais et recule la présentation du projet de loi à juin 2019, après les échéances électorales.
Il a présenté un cadre qui reste très flou destiné avant tout à rassurer. La majorité des citoyens n'est, en effet, pas dupe des risques de baisse des pensions pour toutes et tous.
Les mécanismes de redistribution et de solidarité sont tous remis en cause, ce qui vise en premier lieu les salariés du secteur privé. Il y a tout lieu de craindre que les nouveaux mécanismes de solidarité que le haut-commissariat envisage de reconstruire soient plus restreints, plus ciblés, plus individualisés, avec des économies réalisées sur le dos des plus fragilisés.
Cette perspective de régime unique conduirait à la disparition des régimes des fonctionnaires et des régimes spéciaux et, en conséquence, à la remise en cause des statuts d'agents publics et de fonctionnaires. De même, les retraites complémentaires disparaîtraient.
Aucune perspective de gouvernance démocratique du système de retraite n'a été évoquée par le haut-commissariat.
En affichant le maintien du niveau de cotisation (28 %) et de l'âge d'ouverture du droit à retraite (62 ans), le gouvernement veut faire croire que le nouveau système maintiendra le niveau de pension et l'âge de départ, avec un supplément de transparence.
Il n'en est rien.
Si par exemple on applique les règles de la retraite complémentaire actuelle en points (Arrco-Agirc) à la totalité du salaire, une pension de 1600 euros passerait à 1000 euros. Le gouvernement doit sortir du flou.
Le système en point ne permet d'évaluer la pension qu'à la veille de la retraite. Il prend en compte la totalité de la carrière et pas les meilleures années (privé) ou la fin de carrière (public). La solidarité ne consistera qu'en points supplémentaires dont rien ne garantit qu'ils seront au niveau du salaire antérieur (maladie chômage, maternité, etc.).
Pour la CGT, les priorités sont : quel montant de pension et à quel âge ? Points sur lesquels le projet ne dit rien et n'apporte aucune garantie.
La CGT réaffirme son opposition à ce projet et portera des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous.

Montreuil, le 10 octobre 2018

C'est la politique qu'il faut changer !

mer, 10/10/2018 - 09:41
LA MOBILISATION DEMEURE

Ce 9 octobre a été une belle preuve que les salariés, jeunes, demandeurs d'emplois et retraités ne veulent pas de cette politique creusant les inégalités, prenant aux pauvres pour donner aux riches.
Près de 300 000 manifestants ont battu le pavé. Au-delà de ce chiffre, de nombreuses actions ont été recensées sur le territoire sous formes diverses : grèves et débrayages, pique-niques revendicatifs, distributions de tracts, tenues d'assemblée générale, blocage de zones d'activité, etc.
Ces mobilisations ont permis d'inscrire dans un mouvement national, l'expression de revendications locales ou spécifiques de certaines professions.
Toutes et tous se sont retrouvés pour exiger l'augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux ; l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et l'arrêt de la casse des services publics.
Au cœur des préoccupations également : la sécurité sociale, la santé, la retraite, l'éducation et la formation… Sur tous ces sujets, d'autres choix sont possibles et la CGT est porteuse de propositions pour conquérir de nouveaux droits.
La dynamique unitaire qui s'est construite doit se renforcer et la CGT y contribuera.
L'objectif de cette journée est de démontrer que la contestation sociale est toujours présente et que des alternatives sociales sont possibles. Le gouvernement et le Medef doivent entendre et répondre à ces attentes qui s'expriment dans tous les secteurs pour le progrès social.
C'est la défense et le développement de notre modèle social qui sont en jeu. La solidarité doit en être le socle et non l'épaisseur du portefeuille.

Montreuil, le 9 octobre 2018

Tous dans la rue le 9 octobre !

mar, 09/10/2018 - 12:39
Mouvement social

Le 6 décembre, je vote CGT !

mar, 09/10/2018 - 12:34
Elections Fonction publique

Le 6 décembre, je vote CGT !

mar, 09/10/2018 - 12:18

Les agents de la fonction publique, titulaires et contractuels, éliront en fin d'année leurs représentants dans les instances paritaires. Z le YouTuber a déjà fait son choix ! Bien sûr, il votera CGT le 6 décembre 2018.

Elections Fonction Publique

Le « pouvoir d'achat » se redresse ; mais pour qui ?

ven, 05/10/2018 - 10:47
CONJONCTURE ÉCONOMIQUE

L'Insee a présenté à la presse, ce 4 octobre, un point de conjoncture qui actualise son diagnostic et ses prévisions pour le second semestre 2018.
L'institut révise à la baisse la prévision de croissance pour l'ensemble de l'année : 1,6%, inférieur aux objectifs gouvernementaux et nettement en retrait du résultat de 2017 (2,3%).
La France est à la traîne en Europe et, plus encore, dans le monde. L'économie française ne créerait que 129 000 emplois cette année (342 000 en 2017). Conséquence : le chômage ne diminue plus (- 0,1% par trimestre) et devrait atteindre un taux de 8,9% en fin d'année selon la définition officielle.
Cette situation et ces perspectives médiocres ne s'expliquent pas par le contexte économique international : celui-ci est certes incertain mais reste plutôt porteur. Ce contexte favorable pourrait permettre au commerce extérieur de la France de s'améliorer… il n'en est rien.
Alors qu'est-ce qui ne va pas ? C'est la structure de la consommation des ménages – par exemple, l'investissement dans la pierre – qui tire la croissance vers le bas alors même que le pouvoir d'achat moyen est censé se redresser en fin d'année.
Le problème est que cette amélioration annoncée bénéficie exclusivement aux ménages les plus aisés, les premiers de cordée, ceux qui profitent le plus des mesures fiscales. Ces avantages se retrouvent dans l'épargne et la financiarisation et non dans la consommation.
En revanche, les salariés et surtout les retraités voient les prix et les taxes augmenter alors que leurs revenus stagnent ou baissent. Il en résulte une quasi-stagnation de la consommation courante qui avait soutenu l'activité économique nationale au cours des années précédentes.
Les incertitudes s'accumulent pour les mois et années à venir, en France, en Europe et dans le monde de la « planète finance ».
Une chose est sûre : ce n'est pas en pressurant les salariés, les retraités et les chômeurs que l'on retrouvera les chemins d'une croissance dynamique et créatrice d'emplois de qualité !
C'est d'une tout autre politique économique et sociale dont nous avons besoin, l'urgence est d'augmenter les salaires, les pensions, les minimas sociaux et d'indemniser l'ensemble des chômeurs y compris primo-demandeurs.
L'urgence est de donner aux services publics les moyens de bien fonctionner et non de les ponctionner. C'est pour ces raisons que la CGT appelle à la mobilisation le 9 octobre prochain, pour gagner le progrès social !

Montreuil, le 5 octobre 2018

Travail et santé doivent se conjuguer : le travail est malade, il faut le transformer

jeu, 04/10/2018 - 20:52

Toutes les études le montrent, la santé au travail ne cesse de se dégrader et de se diversifier. L'intensification du travail entraîne de plus en plus de maladies professionnelles, de troubles musculosquelettiques et surtout de risques psychosociaux et de burn-out.

Le clip radio

jeu, 04/10/2018 - 15:28
#le6decembrejevotecgt

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Les retraités ont frappé à la porte de l'Assemblée nationale

jeu, 04/10/2018 - 14:39

Ils sont venus ils sont tous là. Les 250 délégués de retraités venus de la quasi-totalité des départements s'étaient donnés rendez-vous à la Bourse du travail de Paris pour un débat avec les représentants des 9 organisations de retraités, avant de partir pour l'Assemblée nationale et après un arrêt Place de la République.

Voir l'article complet sur le site de l'UCR

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